2.12.2011 80.000 manifestants à Bruxelles pour dire non à l'austérité aveugle
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| | Ils sont venus des quatre coins du pays pour dire non à l'autérité aveugle. L'accord budgétaire doit être corrigé. Les travailleurs ont des alternatives. Les épaules les plus larges doivent porter les charges les plus lourdes.
Ce vendredi, pas moins de 80.000 personnes, venues des quatre coins du pays, ont manifesté dans les rues de Bruxelles à l'appel des trois syndicats, pour dire non à l'austérité aveugle. Pas touche à l'index, à la prépension et à la pension, aux allocations d'attente et aux allocations de chômage. Nous avons des alternatives: une relance économique; des emplois de qualité, en particulier pour les jeunes, et des revenus décents; des allocations sociales liées au bien-être; la lutte contre la fraude fiscale et la fraude aux cotisations; la levée réelle du secret bancaire; une fiscalité juste et une taxation du capital; la fin des cadeaux aux entreprises par le biais, notamment, de la déduction des intérêts notionnels; la taxation des transactions financières et la régulation des banques; des services publics et un secteur non marchand forts.
"L’accord budgétaire qui a été négocié n’est ni équilibré, ni socialement juste", a déclaré Claude Rolin, secrétaire général de la CSC, à la tribune. "Avec ce budget nous sommes face à une remise en cause des prépensions et du crédit-temps. Avec ce budget ce sont les jeunes qui sont touchés avec l’allongement du stage d’attente. Avec ce budget ce sont les chômeurs qui sont visés au travers de l’augmentation de la dégressivité des allocations. Ce n’est pas en s’attaquant aux chômeurs que l’on fera reculer le chômage. Avec ce budget c’est l’adaptation des allocations sociales aux bien être qui est mise en cause. Ce n’est pas comme cela que l’on fera reculer la pauvreté. Avec ce budget ce sont les travailleurs plus âgés qui voient leur fin de carrière compromise au travers du recul de l’âge de la pension anticipée et au travers de la mise en cause des prépensions. Avec ce budget ce sont les services publics que l’on fragilise."
Luc Cortebeeck, président de la CSC: "Qui sont les irresponsables? Les travailleurs et les chômeurs? Ou ceux qui nous ont conduits à ce désastre? Nous exigeons des corrections. Pour plus de justice. Et plus de démocratie aussi."
Reportage vidéo (04:37)
Galerie de photos
Discours de Claude Rolin, secrétaire général de la CSC (PDF 253 Ko)
Discours de Luc Cortebeeck, président de la CSC (PDF 216 Ko)
Tract (PDF 90 Ko)
La CSC insiste: une concertation s’impose pour rétablir l’équilibre dans le plan d'assainissement (30.11.2011)
Campagne "Assainir socialement"
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