Des revenus fixes et équitables

Des salaires honnêtes et corrects sont une revendication légitime des travailleurs. Nous avons besoin d’un revenu fixe et certain pour vivre.

Négocier à tous les étages

A la CSC, nous œuvrons à la hausse des salaires au niveau des secteurs et, si possible, dans l’entreprise ou l’institution:
  • Négocier au niveau national nous permet de faire bénéficier les secteurs et les revenus plus faibles des avancées économiques.
  • Négocier dans les secteurs nous permet de concilier les accords nationaux avec les possibilités sectorielles, et de les appliquer aux grandes et petites entreprises du secteur.
  • Quand c’est possible, nous tentons d’obtenir des marges supplémentaires pour poursuivre la concertation dans les entreprises et les institutions.

Maintenir l’indexation automatique

La CSC réclame des hausses de salaires afin de garantir le pouvoir d’achat des travailleurs. A commencer par ceux dont les salaires sont les moins élevés, à travers le maintien de l’indexation salariale.
Le saut d’index est injuste parce qu’il ne touche que les travailleurs et les allocataires sociaux, donc pas les revenus des indépendants, des professions libérales, des capitaux et des bailleurs. C’est pourquoi nous exigeons sa suppression.

Mettre fin à l’écart salarial hommes-femmes

Dans les entreprises et institutions, la CSC entend effacer les écarts salariaux injustifiés entre hommes et femmes. Un plan d’action concrétisé par le rapport sur l’écart salarial, obligatoirement soumis à tous les conseils d’entreprise, permet de révéler ces disparités injustes. Le principe «A travail égal, salaire égal» doit s’appliquer à tous. Nous souhaitons examiner et corriger les classifications de fonctions afin de supprimer toute forme de discrimination. Le salaire ne devrait pas seulement tenir compte des diplômes officiels, mais également des compétences, de manière équitable.

Contribuer honnêtement à la sécurité sociale

Il faut également mettre un terme aux autres déséquilibres salariaux. D’abord, en augmentant les salaires les plus bas et en limitant les salaires élevés des dirigeants. De même, nous voulons freiner le remplacement des salaires par de soi-disant «avantages extralégaux» non assujettis aux cotisations normales de sécurité sociale, car ces systèmes menacent le financement de la sécurité sociale. Par ailleurs, nous ne sommes pas favorables aux salaires variables, à la rémunération à la prestation ou à la participation aux bénéfices. Les gens veulent obtenir un revenu sûr et pouvoir disposer librement de leur argent. La mise en œuvre éventuelle de la rémunération variable et de la participation aux bénéfices requiert une convention collective, une concertation claire et de qualité, ainsi que des critères objectifs.
Nous voulons des salaires soumis à toutes les cotisations de sécurité sociale, pleines et entières, parce que nous entendons contribuer honnêtement à une sécurité sociale solide, et parce que les pensions, les indemnités de maladie, les allocations de chômage, les indemnités en cas d’accident du travail sont calculées en fonction du salaire sur lequel des cotisations sociales sont prélevées.
Nous voulons plus de transparence concernant les barèmes, les revenus et tous les avantages et indemnités, à travers un document officiel tel que le bilan social.