Un emploi stable

Un emploi stable et un revenu sûr permettent de construire un projet de vie. C’est la raison pour laquelle la CSC accorde autant d’importance à la stabilité de l’emploi. Pour de nombreux jeunes travailleurs et travailleurs temporaires, ne pas savoir s’ils vont pouvoir conserver leur emploi entrave leurs projets.
Bon nombre de travailleurs «fixes» s’inquiètent eux aussi pour la stabilité de leur emploi. Dans certains secteurs, les vagues de restructurations se succèdent. Les médias annoncent quotidiennement des fermetures, des licenciements collectifs, la vente de départements, des faillites, etc. Trop souvent, ces annonces font l’effet d’un coup de tonnerre et prennent les travailleurs au dépourvu.
De nombreux postes fixes sont confiés à des travailleurs temporaires ou à des sous-traitants. Dans le secteur intérimaire, les contrats journaliers et hebdomadaires successifs sont devenus la norme: la sécurité d’emploi de la plupart des intérimaires ne dépasse pas une semaine, voire parfois une journée. Parallèlement à cette insécurité, les travailleurs temporaires et intérimaires ne bénéficient pas toujours des avantages supplémentaires qui sont accordés aux travailleurs fixes, et sont beaucoup plus souvent victimes d’accidents du travail par manque de formation et de connaissance des procédures de sécurité.

Dans les organes de concertation

La concertation au conseil d’entreprise (CE), au comité pour la prévention et la protection au travail (CPPT) ou avec la délégation syndicale doit permettre d’obtenir des avancées:
  • Le CE, le CPPT et la délégation syndicale ont clairement des droits en matière d’information sociale, financière et économique. Ils doivent être systématiquement informés des perspectives d’avenir de l’entreprise ou institution. Les représentants des travailleurs peuvent ainsi participer en temps utile aux discussions sur les projets de la direction. Ils peuvent s’adresser à la CSC pour obtenir le soutien d’experts.
  • La sous-traitance et l’engagement de travailleurs temporaires doivent préalablement faire l’objet d’une discussion approfondie au CE ou avec la délégation syndicale.
  • La délégation syndicale doit marquer son accord pour recourir à des travailleurs intérimaires en cas de surcroît temporaire de travail. Les CPPT doivent également pouvoir s’exprimer sur la formation (obligatoire) aux procédures de sécurité et sur l’équipement de protection des intérimaires.
  • Au CE, nous sommes attentifs aux investissements de l’entreprise, notamment pour l’accompagnement et la formation des travailleurs.
  • Nous vérifions que les travailleurs intérimaires sont correctement rétribués, à savoir qu’ils perçoivent le salaire de départ et les mêmes avantages qu’un travailleur fixe, et nous veillons à ce qu’ils bénéficient également des jours fériés rémunérés.

Limiter la sous-traitance et l’intérim

Dans le cadre de notre action syndicale solidaire, où nous sommes attentifs aux intérêts des travailleurs temporaires, nous voulons:
  • limiter la sous-traitance et le travail confié à des tiers, à des barèmes inférieurs;
  • supprimer le travail intérimaire structurel de longue durée, les contrats journaliers ou hebdomadaires successifs pendant de longues périodes;
  • convertir un maximum de contrats intérimaires et temporaires en emplois fixes sans nouvelle période d’essai;
  • que soient constitués des droits liés à l’ancienneté (salaire, congé, protection contre le licenciement), y compris pour les travailleurs temporaires;
  • interdire le recours aux travailleurs temporaires ou intérimaires pour des travaux dangereux.

En cas de restructuration

En cas de restructuration ou de licenciement collectif, nous exigeons l’application de critères objectifs et nous nous engageons pleinement afin que les travailleurs licenciés bénéficient d’un accompagnement social de qualité, de cellules de reconversion et d’un outplacement, pour leur permettre de retrouver rapidement un emploi.

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