Foire aux questions sur le congrès

De vive voix - parlophone
Les 23 et 24 avril prochains, 900 permanents et militants de la CSC se réuniront à Ostende pour le congrès fédéral. La CSC a choisi comme thème «De vive voix» et a l’ambition de mener un débat large et sans tabou sur la démocratie socioéconomique. Ceci concerne non seulement le droit à la participation des travailleurs, mais aussi l’utilisation de ce droit. 
La démocratie socioéconomique s’exprime par le droit de vote aux élections sociales, mais aussi jour après jour par le droit à la concertation et à la négociation tant avec les employeurs qu’avec le pouvoir politique. Cependant, au cours des dernières décennies, la mondialisation et les crises financières, économiques et sociales ont modifié la donne. La CSC a donc voulu réaliser un «grand entretien» de sa vision de la démocratie socioéconomique et définir des lignes claires de ses souhaits sur la participation.

Qu'est-ce que le congrès?

Le congrès fédéral est l’organe dirigeant de référence de la CSC. Il est organisé tous les quatre ans. Cette année, il est légèrement décalé par rapport au congrès d’octobre 2010 car entretemps la CSC a tenu, en avril 2013, ses premiers congrès régionaux et communautaires. 
Le congrès détermine le programme général de la CSC et arrête l’attitude de l’organisation sur des questions importantes. Les lignes de force, résolutions d’activité et résolutions d’actualité votées au congrès servent de fil conducteur à l’action de tous les militants de la CSC. Le conseil général, le bureau national et toutes les organisations constitutives ont pour mission de poursuivre la concrétisation de la vision ainsi élaborée. 

A quoi sert le congrès?

Le rôle du congrès est d’arrêter les positions de la CSC sur un thème précis. Dans leur action quotidienne, les organisations de la CSC se réfèrent constamment aux positions adoptées lors des congrès: les lignes de force. 
En 2015, le congrès «De vive voix» est consacré à la démocratie socioéconomique. En 2010, le congrès «Construisons l’avenir» a pris position sur les défis à long terme qui se posent à nous: la démographie, la mondialisation, l’environnement et le climat. En 2006, le congrès était consacré à la solidarité. Celui de 2002 portait sur le juste revenu, le fossé entre riches et pauvres et les inégalités croissantes.  
Le congrès fédéral définit aussi la «feuille de route» pour les quatre années à venir en votant les résolutions d’activités.  Enfin, il prend position sur des points d’actualité brûlants en votant les résolutions d’actualité.

Qui participe au congrès?

La CSC compte 1.700.000 affiliés. Tous ne peuvent évidemment pas participer au congrès. Mais tous sont représentés par les 900 permanents et militants dûment mandatés par leurs organisations: les centrales professionnelles, les fédérations régionales, les groupes spécifiques. Lors des votes, les centrales professionnelles ont deux tiers des voix, les fédérations régionales en ont un tiers. 
Des représentants du Mouvement ouvrier chrétien, du Syndicat international et de la Confédération européenne des syndicats sont également invités au congrès, mais ils ne participent pas à l’ensemble des travaux et ne prennent pas part aux votes.

Qui décide des positions adoptées au congrès?

Un congrès de la CSC est toujours un véritable exercice de démocratie. 
Le texte de base du congrès 2015 est issu des contributions de 500 militants qui, trois samedis successifs d’octobre 2014, se sont réunis pour échanger leurs expériences et leurs opinions sur les thèmes du congrès. En décembre 2014, chaque militant a reçu ce texte de base et un premier projet de lignes de force. Chaque organisation (centrales professionnelles, fédérations régionales et groupes spécifiques) a alors disposé d’un certain temps pour compléter et amender ces lignes de force. Durant le congrès, ces textes vont faire l’objet de nouvelles discussions en groupes de travail, en sections et en réunions plénières. Finalement, ils seront soumis au vote des participants, mandatés par leur organisation.
Les résolutions d’activité et d’actualité sont elles aussi le résultat du vote des congressistes.

Quels sont les défis ?

Le congrès De vive voix d’avril 2015 est le 35e congrès statutaire de la CSC. Il est consacré à la démocratie socioéconomique.
La CSC entend s’engager, au cours des prochaines années, en faveur de la sauvegarde, du renforcement et de la rénovation de son modèle de participation pour relever plusieurs défis:
  • Davantage d’équilibre dans les relations entre les employeurs et les travailleurs, entre le capital et le travail
  • Des sociétés meilleures avec moins d’inégalités et de pauvreté
  • Des économies meilleures, avec plus de croissance durable, d’emplois de qualité, de formation et d’innovation et moins de pensée à court terme guidée par des considérations financières. 
Pour relever ces défis, le congrès définira et votera différents objectifs.