Nos revendications

Mémorandum

En février 2014, dans le cadre des élections du mois de mai, la CSC avait déposé ses «memoranda» aux différents partis politiques. 
La CSC francophone a axé son mémorandum sur la lutte contre la dualisation en matière d’enseignement et de formation.  La CSC francophone insiste sur l’importance d’un système d’enseignement et de formation ambitieux, égalitaire et équitable pour toutes les populations. Du maternel au supérieur compris, la CSC francophone demande une véritable école de la réussite pour tous les élèves. Elle a inscrit 5 priorités dans son mémorandum :
  1. Mettre en place un tronc commun jusqu’à 14 ans (16 ans à terme)
  2. Privilégier les dispositifs d’accueil et d’éducation pour la petite enfance
  3. Faire de l’apprentissage des langues dans l’enseignement une priorité
  4. Valoriser l’enseignement technique et professionnel
  5. Renforcer les dispositifs de formation continue.
La CSC francophone considère la culture comme un enjeu démocratique essentiel. Concrètement, elle plaide pour une avancée vers une application complète du décret sur l’éducation permanente, principalement dans son volet relatif au financement des associations (dont les enveloppes sont plafonnées aujourd’hui à 91%).

Mettre en place un tronc commun jusqu’à 14 ans (16 ans à terme)

La CSC francophone demande que tous les élèves aient accès à un véritable tronc commun jusqu’à 14 ans dès la rentrée de septembre 2016 puis jusque 16 ans à terme. Elle demande que ce tronc commun inclue les activités générales, techniques, professionnelles, artistiques et sportives, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ceci sans négliger les dispositifs particuliers pour les enfants qui rencontrent des difficultés d’apprentissage. Il faut lutter contre le redoublement par des mesures structurelles, dont la remédiation. Le débat sur le tronc commun doit s’accompagner d’un débat sur la revalorisation de l’enseignement qualifiant, en ce compris l’alternance et l’enseignement spécialisé. 
L’enseignement maternel et primaire doit être la priorité. Une place pour chacun est requise, en veillant à la mixité sociale garantie par le pouvoir public. La CSC francophone souhaite que les écoles travaillent davantage en réseau avec les acteurs qui l’entourent (écoles de devoirs, associations de quartier, acteurs culturels, sportifs, associatifs…).
Pour garantir une politique d’enseignement supérieure ambitieuse, de qualité et accessible à tous, la CSC considère qu’il est prioritaire de refinancer le secteur par des fonds publics afin d’investir dans des infrastructures publiques de qualité (logements d’étudiants, auditoires) et de renforcer l’encadrement pédagogique pour assurer la réussite et diminuer le coût des études.

Privilégier les dispositifs d’accueil et d’éducation pour la petite enfance

Dans le domaine de l’enfance, la CSC francophone demande un effort nettement accru de création de places d’accueil subventionnées de la petite enfance dans le secteur public et non marchand, avec une attention particulière pour les personnes qui sont en recherche d’emploi ou en formation professionnelle. Elle plaide aussi pour le renforcement du secteur de l’accueil «temps libre».
La CSC demande de privilégier les dispositifs d’accueil et d’éducation pour la petite enfance afin que les enfants arrivent bien outillés au seuil de l’enseignement fondamental (maternel et primaire). En outre, les politiques de l’enseignement fondamental, l’accueil de l’enfance et les écoles de devoirs devront être synchronisées.  

Faire de l’apprentissage des langues dans l’enseignement une priorité

La CSC francophone exige que, dans l’enseignement primaire, la Fédération Wallonie-Bruxelles remplisse ses obligations de financement des cours de néerlandais, obligatoires aux 2e et 3e degrés en fonction des réglementations linguistiques. A Bruxelles à tout le moins, cet apprentissage de la deuxième langue devrait être possible dès la première année primaire.
Elle demande aussi d’organiser des cours de langue dans l’ensemble des filières de l’enseignement obligatoire, en particulier dans l’enseignement professionnel, fort négligé, et d’envisager une pédagogie d’apprentissage plus participative. 
Elle demande également d’augmenter les moyens pour les cours de français (écoles, promotion sociale, associations, etc.). L’offre est insuffisante, la demande grandissante. Il ne peut y avoir de bonne intégration sans la connaissance de la langue du pays d’accueil.

Valoriser l’enseignement technique et professionnel

Le débat sur le tronc commun doit s’accompagner de celui d’une revalorisation de l’enseignement qualifiant, en ce compris l’alternance et l’enseignement spécialisé. La CSC francophone réitère sa demande d’une mise à plat complète de la structuration, de l’organisation, des objectifs et des moyens de l’enseignement secondaire technique et professionnel. C’est une priorité. La Fédération Wallonie-Bruxelles doit réussir un changement structurel dans l’offre de formation : fermeture des sections sans avenir, ouverture et renforcement d’autres filières. Le dispositif des bassins de vie devra être pleinement investi dans cette optique. 
La CSC francophone souhaite aussi le développement des partenariats noués avec les centres de compétences, de références et de technologies avancées par le partage des équipements, des méthodologies pédagogiques et des savoirs et réflexions sur les métiers. 
A ce titre, des accords-cadres sectoriels devront être concrétisés et amplifiés également avec d’autres secteurs. Cette approche est complémentaire et ne peut se fonder que sur une formation générale de base solide, levier pour une citoyenneté active et inclusive de la société.

Renforcer les dispositifs de formation continue

La CSC francophone rappelle que la formation tout au long de la vie est un droit et une nécessité pour mener une carrière professionnelle de qualité, et doit donc être volontaire et encouragée tout au long de la carrière. Ceci implique d’améliorer les dispositifs de formation avant l’entrée dans l’emploi, pendant l’exercice du contrat, et le cas échéant durant la période de préavis. 
La CSC francophone plaide pour une meilleure anticipation des besoins de formation professionnelle, à travers la concertation et la réelle négociation collective sur les plans de formation. Ceci passe par une réelle politique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans les entreprises. 
S’agissant des stages et formations dans les entreprises, la CSC refuse les effets d’aubaine dans l’utilisation des stagiaires. Ceux-ci ne peuvent être considérés comme de la main d’œuvre à bon marché !
Enfin, pour développer les stratégies de formation continue, la CSC francophone demande aux responsables politiques de renforcer le système de congé-éducation payé dans le secteur privé (tant pour les formations générales que pour les formations professionnelles et syndicales). Et de développer dans le secteur public un système de congé-éducation payé équivalent à celui du secteur privé.   
Elle demande aussi d’amplifier d’harmoniser les dispositifs de validation des compétences acquises (VAE) permettant de déboucher sur un « passeport de compétences » pour chaque travailleur.