Temps partiel, tout le monde en parle!

AGR
Parmi les mesures anti-sociales du gouvernement Michel, il en est une particulièrement injuste : le calcul moins avantageux de l’allocation de garantie de revenus (AGR) pour les travailleurs à temps partiel involontaire.
En 2017, environ 50.000 travailleurs à temps partiel ( dont 78% de femmes) vont voir leurs revenus diminuer sensiblement. 
Les chômeurs qui trouvent un emploi à temps partiel reçoivent, à certaines conditions, une allocation de garantie de revenus (AGR) de l’Onem. Ainsi, leur revenu total est au moins égal à l’allocation de chômage qu’ils recevaient avant. 
Depuis le 1er janvier 2015, cette allocation a été revue à la baisse. Après deux ans, à partir de janvier 2017 donc, elle sera même rabotée de moitié. Une mesure particulièrement injuste car elle touche surtout les femmes, souvent seules avec des enfants, qui travaillent à temps partiel dans des secteurs où les salaires sont déjà assez bas: les titres-services, le nettoyage, mais aussi l’horeca et la distribution… 
Au total, cela signifiera pour certain-e-s une perte d’environ un quart de leurs revenus. Les travailleurs et travailleuses pauvres ne disent pas merci au Gouvernement Michel !

Des déléguées et travailleuses témoignent

Interview de Nella del Zotto, ouvrière d'entretien dans une école à Spontin. 
"La perspective de perdre 50% de l'allocation de garantie de revenu ne m'inspire pas grand chose de bon."
Interview de Evelyse Begon, déléguée CNE Mestdagh à Charleroi.
"A l'heure actuelle, les travailleuses à temps partiel sont déjà des travailleuses pauvres."
Interview d'Anna Ramolo, 56 ans. Divorcée avec trois enfants. Technicienne de surface à temps partiel dans une ASBL avec AGR.
"Pour survivre, j'ai dû me débrouiller. J'ai fait des brocantes pour avoir un peu plus."