Salaire et maternité

De quelle indemnité bénéficiez-vous pendant votre congé de maternité? 

Votre mutuelle vous verse une indemnité lorsque vous êtes en repos d’accouchement. L’employeur n’est donc pas obligé de verser un salaire garanti. Par contre, si vous tombez malade pendant la période de 6 semaines qui précède la date supposée de l’accouchement, l’employeur doit vous verser le salaire garanti. 
L’indemnité versée aux femmes qui travaillent s’élève à:
  • 79,5 % de la rémunération perdue pendant les 30 premiers jours.
  • 75 % pendant le reste du congé de maternité. 
L’indemnité revenant aux chômeuses est dissociée en deux parties: 
  • Une indemnité de base égale à 60% du salaire, sans pouvoir dépasser le montant de l’allocation de chômage.
  • Un supplément de 19,5% pendant 30 jours, 15% ensuite. 
En cas d’écartement prénatal en raison d’un risque élevé de maladies professionnelles, la travailleuse bénéficie de 78,24% de sa rémunération. En cas d’écartement post natal («allaitement»), l’indemnité est de 60%. 
Lorsque, par suite du décès ou de l’hospitalisation de la mère, le congé de maternité est converti en congé de paternité, celui-ci est également indemnisé par l’assurance maladie. Les indemnités sont calculées sur la base du salaire du père et payées par sa propre mutualité. 
 

Quelle est la durée du congé de maternité ?

Le congé de maternité est normalement de 15 semaines, mais peut être prolongé en cas de naissances multiples (jumeaux), ou d’hospitalisation de l’enfant. 
  • La travailleuse peut interrompre le travail à partir de la 6e semaine qui précède la date présumée de l’accouchement (congé prénatal). En cas de naissances multiples, elle peut interrompre le travail à partir de la 8ème semaine. Elle doit interrompre le travail au moins 7 jours avant la date présumée. Si l’accouchement survient après la date prévue, le congé prénatal est prolongé jusqu’à la date réelle de l’accouchement. 
  • La date présumée de l’accouchement est attestée par un certificat médical, remis à l’employeur au plus tard 7 semaines avant cette date (9 semaines en cas de grossesse multiple). 
  • La travailleuse doit interrompre le travail pendant 9 semaines après l’accouchement (congé postnatal). S’il s’agit de naissances multiples, elle peut demander 2 semaines supplémentaires au maximum. 
  • Si l’enfant doit rester hospitalisé plus de 7 jours après la naissance, la travailleuse peut prolonger son repos postnatal d’une durée équivalente à la période d’hospitalisation au-delà des 7 premiers jours, avec un maximum de 24 semaines. Pour exercer ce droit, la travailleuse remet à son employeur, à la fin du repos postnatal, une attestation de l’hôpital, précisant la durée prévue de l’hospitalisation; si l’hospitalisation se prolonge au-delà de la période initialement prévue, une nouvelle attestation est nécessaire. 
  • Si la travailleuse le souhaite, elle peut convertir en jours de congé, à étaler sur maximum huit semaines, deux des semaines reportées selon les règles qui précèdent. Dans ce cas, la travailleuse reste à domicile pendant 9 semaines après l’accouchement et elle peut choisir de programmer des jours de congé de temps à autre.