La mobilité des travailleurs européens

De nieuwe mobiele EU werknemer
De plus en plus de travailleurs européens utilisent la libre circulation des personnes et des services au sein de l’Union européenne : par exemple, par le biais d’un détachement ou d’une courte période de travail loin de leur domicile, avec le logement prévu. Cette tendance est perceptible sur notre marché du travail. Cependant, les services pour ces travailleurs mobiles européens et la reconnaissance de leurs droits n’ont pas encore suffisamment évolué.  Partant de ce constat, la CSC a lancé un projet FSE en collaboration avec la FGTB, afin de cartographier et d’analyser les écueils (tant pour les travailleurs mobiles que pour les partenaires sociaux et les services publics).

Le travailleur mobile au sein de l’UE: recommandations pour une approche intégrale

En collaboration avec la FGTB, la CSC a réalisé un projet FSE:  « Le nouveau travailleur mobile en Flandre ».
Les travailleurs mobiles sont des travailleurs qui, dans le cadre de la libre circulation des personnes et des services (par le biais d’un détachement), arrivent sur notre marché du travail. Il s’agit de travailleurs migrants européens qui viennent s’établir ici (par exemple pour la durée de leur occupation). Lorsqu’ils arrivent en Flandre, il se perdent souvent dans un fatras d’institutions, une  réglementation complexe, et ils sont confrontés à des obstacles linguistiques. Souvent, ils ne sont pas suffisamment informés sur leurs droits et leurs devoirs. Même les prestataires de services arrivent difficilement à s’y retrouver dans la réglementation et les administrations.
Nous constatons, tant au niveau européen qu’au niveau national et local, que les services (syndicaux et publics), ne sont pas toujours adaptés aux besoins de ces travailleurs mobiles européens. La libre circulation est un aspect essentiel de la citoyenneté. Elle n’est donc pas remise en question, mais de nombreux européens qui l’utilisent courent le risque de ne pas pouvoir faire valoir leurs droits. De cette manière, on crée des situations de dumping social, de fraude sociale, d’exploitation et de discrimination.
L’objectif de ce projet FSE est de parvenir à des solutions fédératrices et transfrontalières face aux défis que pose la migration intra-européenne sur le marché du travail. Concrètement, l’accent est mis sur les services. En Europe, la libre circulation engendre beaucoup de nouveaux phénomènes, auxquels la société civile, les différentes autorités publiques et les services n’ont pas de réponse toute faite.
Pendant le projet, Lotte Ockerman (FGTB) et Relinde Theunynck (CSC) ont analysé les problèmes auxquels ces travailleurs sont confrontés lorsqu’ils arrivent en Belgique, commencent à y travailler ou demandent des allocations. L’objectif de la deuxième phase était d’illustrer au moyen de bons exemples qu’au sein de l’Europe, des services publics et syndicaux ont été mis en place afin de mieux informer ce groupe sur leurs droits (droit du travail et législation sociale) et de les organiser. 
Quatre visites d’études ont été organisées:
  • Le réseau SAIER à Barcelone
  • Le centre d’information Øresunddirekt à Malmö/Copenhague
  • Le projet ‘Fair Mobility’ et le Centre international pour la Migration et le Travail décent à Berlin
  • Le point d’information « Grensinfopunt » à Aken.
En fin de compte, des recommandations ont été adressées aux politiciens européens, belges et flamands et aux partenaires sociaux belges, avec la proposition d’aborder la problématique de manière intégrale. Ces propositions politiques ont été commentées lors du séminaire du 6 mars 2015, qui a rassemblé 110 participants provenant des syndicats et d’autres organismes.

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