Vous travaillez à temps partiel

ACV bord rijst
Quelque 50.000 chômeurs involontaires bénéficient actuellement d’une allocation de garantie de revenu (AGR) de l’ONEm en plus de leur salaire à temps partiel. Ces personnes sont particulièrement touchées aujourd’hui.  Non seulement par un saut d’index aussi bien sur le salaire que sur l’allocation mais aussi par la suppression de toutes les améliorations que la CSC avait pu obtenir en 2008 par rapport à l’AGR. Sans oublier une série d’autres mesures d’économie. 79% de ces personnes sont des femmes. Retrouvez les informations concernant le profil "Je suis une femme".

Lourdes pertes pour l’allocation de garantie de revenu (AGR)

  • L’allocation complémentaire (AGR) pour les chômeurs involontaires est fortement réduite, en particulier pour les isolés et les cohabitants
  • Après 2 ans, cette allocation réduite est encore diminuée de moitié
  • Le saut d’index de 2% s’applique aussi bien au salaire qu’à l’allocation
  • La réduction fiscale pour l’AGR est peu à peu vidée de sa substance (suppression de l’indexation)  
Nous avons calculé ci-dessous les effets concrets de cette mesure pour une série de cas types, en fonction  de 3 éléments :
  • la situation familiale : chef de ménage, isolé ou cohabitant
  • la durée du travail : contrat 1/3 temps ou mi-temps
  • le salaire, avec 2 variantes:  un salaire brut temps plein de 1.600 euros et un deuxième de 2.000 euros (à convertir en 1/3 temps ou mi-temps).
Pour chaque cas type, nous déterminons d’abord le montant actuel de l’AGR en plus du salaire. Nous examinons ensuite ce qui reste de cette allocation pour les deux premières années en cas de retour à la situation antérieure à 2008, comme l’envisage le gouvernement. Et ensuite, nous calculons le montant qui subsiste après la diminution de moitié de l’allocation (après deux ans de travail à temps partiel). En bas du tableau, vous trouvez pour chaque type ce que représente la perte de revenu (brute) globale (c’est-à-dire après deux ans de travail à temps partiel). Nous ne tenons pas compte ici du saut d’index. 
Un exemple : prenez au milieu du tableau (voir ci-dessous) le cas du travailleur isolé à mi-temps avec un salaire brut de 800 euros.  Il perd directement 52,18 euros d’allocation par mois (464,91 euros au lieu de 517,09 euros).  Après deux ans d’occupation à mi-temps avec AGR, il perd 284,64 euros sur son allocation. Compte tenu du saut d’index de 2% sur son salaire et son allocation (1032,64 euros au total), il perd en plus 20,65 euros par mois (2% de 1032,64 euros).   Soit un montant total de 305,29 euros bruts en moins par mois, sur un revenu total actuel de 1.317,09 euros par mois (800 + 517,09 euros).  Ce qui représente un perte de pas moins de 23,2%!  Plus encore, il s’agit là d’un appauvrissement pur et simple. Nous sommes ici en-dessous du seuil européen de pauvreté pour un isolé. La situation est plus dramatique encore pour les travailleurs à tiers temps involontaires avec allocation complémentaire et pour les chefs de ménage.  
Et nous n’avons pas tenu compte ici de toutes les autres mesures d’économie, comme le blocage des salaires et l’augmentation des accises sur le tabac et le diesel, ou la remise en cause progressive de la réduction fiscale sur les revenus de remplacement, qui ne sera plus indexée.