Pourquoi faire la grève?

«Droit de grève, certes. Mais droit au travail aussi» affirment haut et fort les employeurs, mais aussi un certain nombre de travailleurs. Quelques-uns d’entre eux provoquent des incidents aux piquets de grève ou invectivent les syndicats sur les réseaux sociaux.
Pourtant, la grève n’a rien d’un jeu. Elle demande des efforts à ceux qui la mènent. S’ils partent tôt matin au piquet, s’ils acceptent de perdre de l’argent, c’est parce qu’ils et elles veulent une société juste et solidaire, où chaque personne peut vivre dans la dignité. 
Et les conquêtes sociales qu’ils arrachent ainsi de haute lutte, bénéficient à l’ensemble des travailleurs, y compris à ceux qui n’ont pas fait grève et, parfois même, ont tenté de la discréditer! Logiquement, ceux-là devraient refuser les améliorations des conditions de travail ou de salaire, les corrections apportées à des mesures imbuvables,… Mais, curieusement, ils ne le font jamais.  
La solidarité est l’essence du syndicalisme et des actions syndicales. Il est trop facile de clamer que l’on veut «travailler quand même» puis d’accepter comme un dû les acquis de l’action sociale.