Pénibilité : le gouvernement néglige les femmes

Le gouvernement et les patrons ne portent décidément pas les femmes dans leur coeur. L’écart salarial entre hommes et femmes est toujours de 20 %, entre autres en raison d’une répartition inégale du temps de travail. Les femmes exercent davantage d’emplois à temps partiel, avec des horaires variables qui sont difficilement combinables. Elles sont par ailleurs souvent plus mal payées que les hommes, ce qui entraîne des inégalités dans les pensions. Près de la moitié des femmes ont une pension de moins de 1000 euros. Le projet du gouvernement sur les métiers lourds creuse encore davantage le fossé des inégalités au détriment des femmes.
Au lieu de s’attaquer aux pensions trop faibles et de revaloriser les montants minimum, le gouvernement Michel s’est constamment attaqué aux droits des travailleuses et particulièrement à ceux des pensionnées. L’objectif est très clair : faire le plus d’économies possibles en diminuant les pensions des femmes et/ou en les faisant travailler plus longtemps.
Avec son projet sur les métiers pénibles, le gouvernement continue à pénaliser les femmes. De nombreuses travailleuses sont fortement confrontées aux facteurs de stress et autres charges psychosociales comme la violence et le harcèlement sur le lieu de travail qui peuvent causer des dommages physiques ou mentaux. Cela est dû au fait qu’elles occupent souvent des fonctions fortement exposées à ces facteurs (secteur de la santé, de l’enseignement…). Or, le gouvernement ne reconnaît pas ces facteurs comme un critère de pénibilité à part entière et les considère comme un critère aggravant.
Par ailleurs, il n’est pas du tout certain que les périodes durant lesquelles on ne peut pas travailler (congés de maternité, d’allaitement, parental ou de maladie) seront prises en compte. Cela sera défi ni plus tard par le gouvernement. Il faut rappeler que les travailleuses exerçant un métier lourd sont dans de nombreux cas obligées d’être écartées dès qu’elles sont enceintes. Et que personne, ni homme ni femme, ne choisit de tomber malade. Les syndicats pensent que ces périodes doivent également être prises en compte dans le calcul de la pension.
Nombre de bénéficiaires pensionnés par montant mensuel et par sexe