Travailleurs avec ou sans emploi MEME COMBAT

La file s’allonge aux portes des entreprises

Le durcissement des contrôles ONEM va sanctionner plus de 50.000 chômeurs en 2014, tous dispositifs de contrôle confondus. La limitation des allocations d’insertion dans le temps va conduire à l’exclusion de 45.000 personnes à partir de janvier 2015. Enfin, la dégressivité accrue des allocations de chômages va appauvrir 145.000 demandeurs d’emploi et leur famille. Une hécatombe sociale sans précédent…
Vous qui avez un emploi, cette ‘chasse aux chômeurs’ vous concerne aussi. Car plus la file des chômeurs est longue devant la porte des entreprises, plus la pression est forte sur les travailleurs…
Avec la CSC, mobilisons-nous pour obliger les futurs gouvernements à stopper cette machinerie qui exclut, sanctionne et paupérise massivement.
Combattre les mesures anti-chômeurs, c’est aussi l’intérêt des travailleurs
  • En cas de perte d’emploi, chacun-e a intérêt à bénéficier d’une indemnité de chômage suffisante et solide.
  • Même si je me sens à l’abri d’un licenciement, j’ai forcément un frère, un enfant, une amie, un voisin… qui pâtira tôt ou tard de ces mesures d’exclusion et d’appauvrissement.
  • Même avec un emploi à temps partiel, je ne suis pas à l’abri d’une sanction de l’Onem qui me privera de mon complément chômage en allocation d’insertion.
  • Avec de plus en plus de chômeurs obligés d’accepter n’importe quel job, mes conditions de travail et de salaire vont forcément être tirées vers le bas.

Le 11 juin, un millier de militants de la CSC ont manifesté dans les rues de Mons pour exiger le retrait des mesures anti-chômeurs et anti-jeunes prises par le gouvernement Di Rupo. Après une vente aux enchères de jeunes esclaves (intérimaires, stagiaires,…) devant le Forem, un chômeur a été pendu ‘haut et court’ sur la Grand Place pendant qu’un sosie du Premier Ministre officiait aux côtés du bourreau.