A ton tour d’agir!

Les femmes, les chômeurs, les jeunes, les pensionnés, les travailleurs intérimaires, tous sont touchés par les mesures. Demain, à qui le tour? Il est vain de se croire à l’abri. Chacun est concerné. Chacun doit agir.
«Ce gouvernement ne s’attaque qu’aux profiteurs. Je ne suis pas profiteur, donc je n’ai rien à craindre.» C’est ce que se disent de nombreux travailleurs en toute bonne foi. Aucune crainte, vraiment? Est-ce si sûr? La hausse de 6% à 21% de la TVA sur l’électricité ne rappe-t-elle que les profiteurs? Non, tous les consommateurs sont concernés. Sans distinction. 

Profiteurs? 

Les femmes à temps partiel qui vont perdre une partie de leur allocation garantie revenu, les jeunes diplômés qui n’ont plus droit à des allocations d’insertion, les personnes qui n’ont plus accès à un crédit-temps permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale sont-ils tous des profiteurs?      
Les demandeurs d’emploi qui voient leur allocation rétrécir comme peau de chagrin, les personnes qui n’ont plus le droit à la prépension malgré des années de bons services sont-ils tous des profiteurs? Les travailleurs obligés de partir en prépension car leur entreprise est en difficulté mais n’ont plus droit à la disponibilité adaptée, les jobistes dont les heures de travail augmentent sans se constituer aucun droits sociaux sont-ils eux aussi des profiteurs? Non, bien sûr, que non! 
Les mesures prises par le gouvernement Di Rupo d’abord, par le gouvernement Michel plus encore ont des effets néfastes pour de très nombreux citoyens. Elles ont pour effet d’augmenter sensiblement la pauvreté. 

Agir et (se) manifester

A ce jour, les groupes précarisés –jeunes, femmes, travailleurs sans emploi, travailleurs âgés, personnes d’origine étrangère et personnes handicapées- sont de plus en plus vulnérables.  
A l’exception des grosses fortunes, personne ne peut plus vraiment se sentir à l’abri. C’est pourquoi le service Diversité de la CSC lance la campagne «A ton tour» en collaboration avec les Femmes CSC, les Jeunes CSC, les Travailleurs sans emploi de la CSC et la CSC-Migrants.   
Cette campagne donne la possibilité à chacun de s’exprimer, de «faire quelque chose» pour refuser des mesures injustes qui suscitent l’indignation et la colère. Des affiches sont disponibles et on peut les placer à l’usine, au bureau, sur une fenêtre. Des fiches thématiques présentent onze situations injustes: par exemple, celle de Manon, 37 ans, au chômage depuis trois ans après avoir été ouvrière dans l’industrie alimentaire, et handicapée à 33%. Ou celle de Sinan, maçon actuellement au chômage et qui ne peut donc pas faire de demande de regroupement familial. Elles permettent de s’informer précisément sur les mesures et leurs conséquences négatives qui constituent autant de raisons de participer aux actions syndicales prévues à la rentrée sociale, notamment à la grande manifestation du 29 septembre à Bruxelles.
Pour obtenir plus d’informations : 

A ton tour - VIDEO - Bernadette