Le droit de grève est inconditionnel et inaliénable !

actions de la CSC
Ce matin, dans une émission radio, il a été affirmé que pour pouvoir se mettre en grève, un travailleur devait impérativement obtenir un congé de la part de son employeur. Le commentateur précisant de plus que le motif de la grève ne pourrait être accepté que si un préavis avait été déposé dans l’entreprise.

Ce propos  est absolument inexact.

Globalement, d’une part, le droit de grève est un droit inaliénable et inconditionnel,  reconnu par des conventions internationales, qui ne nécessite jamais une quelconque autorisation de la part d’un employeur. Bref, c’est bien sur base de ce principe fondamental que même une grève spontanée est systématiquement couverte par les organisations syndicales et ne peut jamais être considérée comme absence injustifiée par un employeur. 
Au-delà de ce principe fondamental, et ça se passe dans l’essentiel des cas, nous avons convenu  avec les fédérations patronales de respecter des dispositions permettant de favoriser la recherche de solutions concertées. Dans ce cas, il y a dépôt d’un préavis de grève qui court sur une période donnée, cette période devant servir à chercher des solutions.
Il s’agit d’un dépôt de préavis de grève déposé au sein d’une entreprise quand il s’agit d’un problème dans une entreprise ; déposé auprès d’une fédération patronale quand il s’agit d’un problème sectoriel ; et déposé directement auprès de la FEB quand il s’agit d’un problème interprofessionnel.
C’est bien dans ce dernier cas de figure que nous nous trouvons aujourd’hui. Les trois organisations syndicales ont déposé un préavis de grève auprès de la FEB couvrant toutes les dates prévues dans notre plan d’actions.
En conséquence, tout travailleur du pays qui participera à la manifestation de ce 6 novembre et/ou aux différentes grèves programmées sera couvert par une indemnité de grève et sera légalement considéré comme en absence justifiée par son employeur.
Enfin, aucune démarche préalable n’est à faire par un travailleur auprès de son employeur pour participer à la grève (à l’exception sans doute de fonctions spéciales mettant en cause la sécurité de patients, d’une installation, …).
Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter les responsables en charge du dossier, Tony Demonté, Secrétaire général adjoint CNE 067/88 91 69