"Avec ma pension, je dois me serrer la ceinture"

Ce mercredi 13 février, les travailleurs d’un grand nombre d’entreprises se mettront en grève. Ce mouvement est directement lié à la révision de la loi sur les salaires, qui n’a permis de dégager qu’une marge de 0,8% pour des augmentations salariales en 2019-2020.
Graziella, 71 ans, de Fayt-lez-Manage à travaillé toute sa vie, d'abord comme puéricultrice et ensuite comme repasseuse.
« Je soutiens la grève parce qu’il est très difficile, quand on est pensionnée, de joindre les deux bouts. Et c’est encore plus difficile de vivre seule avec une pension. Quand je regarde la télé, que je prends de l’essence ou que j’allume la lumière, le chauffage ou la machine à laver, c’est le même prix, qu’il y ait une ou deux personnes dans la pièce."
"Payer la maison, le cadastre et tout le reste, ça n’est pas facile avec un seul revenu. Si Je m’en sors, c’est parce que mes grands-parents m’ont toujours appris à mettre de côté et parce que je garde des affaires que d’autres jetteraient. Mon salon, il a 50 ans. Je garde tous mes vêtements et je les remets quand ils reviennent à la mode. Et on pense qu’ils sont neufs ! Je m’en sors aussi grâce à mon petit jardin. Je n’ai pas à aller acheter trois feuilles de laurier au magasin. Je fais beaucoup de choses moi-même et je ne vais jamais au restaurant. Et mes vacances, je les passe en Belgique : quand il fait beau, ce sont aussi des vacances !" 
"Pour les soins de santé, chaque fois que je vais à l’hôpital pour soigner mon genou, j’ai un supplément important à payer. Récemment, j’ai dû faire 10 piqures au genou qui me coûtaient, chacune, 40 euros, à mes frais. Il n’y a pas que les riches qui ont le droit de se soigner. Avec ma pension, je dois me serrer la ceinture et je ne peux pas me permettre de surplus. Et j’ai l’impression que ce que le gouvernement donne avec une main, il le reprend avec les deux».