"Le TEC, ça nous rapproche… ou ça nous éloigne?"

Les allocations de chômage en Belgique sont parmi les plus basses d’Europe. Dans son dernier plan de lutte contre la pauvreté, le gouvernement wallon rapporte que "le taux de risque de pauvreté est très élevé chez les inactifs, principalement les chômeurs (45,9 % des chômeurs vivent en dessous du seuil de pauvreté en 2016 alors qu’en moyenne générale, le taux de personnes en-dessous du seuil de pauvreté est de 15,5 %)"
Les tarifs appliqués par le TEC sont excessifs pour les sans-emploi et les rendent parfois inaccessibles. Ceux-ci ont une allocation très souvent trop basse pour pouvoir avoir accès à une mobilité quotidienne aisée alors que se multiplient les injonctions du FOREM d’élargir les champs de recherches d’emploi et de ne pas hésiter à sortir de sa région. D’ailleurs, la loi sur l’emploi convenable oblige à accepter un emploi éloigné jusqu’à 60 km de son domicile même si l’absence du domicile atteint les 12 heures et ce quelque que soit le temps de travail.  
D’un autre côté, les marches des jeunes pour le climat nous rappellent chaque semaine que les transports en commun sont aussi l’une des solutions contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air.
Pour l’action des TSE, la mobilité est un facteur clé dans l’insertion sociale et professionnelle; ainsi qu’un moyen moderne de répondre aux défis sociaux, c’est un droit fondamental.  
Or, on observe une grande disparité dans les prix des abonnements, de 54€ en Flandre pour les personnes avec intervention majorée (ancien BIM) tandis qu’au Luxembourg où les distances sont grandes la personne sans-emploi finit par payer 840€ (70€ par mois) car l’abonnement annuel qui coûte 580€ lui est inabordable.