Combattre les violences faites aux femmes

Combattre les violences faites aux femmes
Les militants de la CSC étaient présents en nombre à la mobilisation nationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre à Bruxelles. La CSC travaille aussi à l’élaboration d’une convention spécifique à l’OIT.
Rita, Caroline, Nicole… Une vingtaine de prénoms sont égrenés, place Poelaert, à Bruxelles. En cette fin d’après-midi, il fait gris, les visages sont graves. Ces prénoms sont ceux de femmes décédées en Belgique depuis le début de l’année sous les coups d’un proche. Toutes ont été victimes de ce que l’Organisation mondiale pour la santé appelle «féminicide», c’est-à-dire «le meurtre d’une femme parce qu’elle est femme». Cette lente énumération est suivie d’un lâcher de ballons. La manifestation se termine. Plus de 5.000 personnes y ont participé.
Organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la manifestation était dominée par la couleur mauve, celle des plaies que dissimulent les femmes maltraitées. Les slogans proclamaient: «Pas une de plus, pas une de moins», «On veut du respect, on n’est pas des objets»…
Les militants de la CSC étaient présents en nombre. En effet, la CSC est membre de la plateforme Mirabal (en mémoire des sœurs Mirabal assassinées pour leur résistance au dictateur Raphaël Trujillo). Elle forme ses délégués à la manière la plus efficace de réagir aux violences sexistes ou sexuelles sur le lieu de travail, et sur les répercussions de violences privées sur la vie professionnelle. Les Femmes CSC se battent contre l’écart salarial hommes-femmes. Car comment quitter un conjoint violent si on n’a aucune autonomie?
La Confédération européenne des syndicats et la Confédération syndicale internationale ont apporté leur soutien aux manifestations organisées partout dans le monde. Elles ont appelé les gouvernements et les employeurs à soutenir, à l’Organisation internationale du travail (OIT), la convention contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail, en cours d’élaboration. Celle-ci pourrait être traduite dans le droit européen et national. Dès lors, il serait possible d’instaurer, dans tous les lieux de travail, des procédures destinées à faire face à la violence et au harcèlement, à reconnaître les droits des victimes et à imposer des sanctions aux auteurs. Le travail a été entamé lors de la session 2018; la CSC y a pris une part active et continuera en 2019.