«Oui il existe des alternatives à la société actuelle!"

«Non la solidarité n’est pas morte! Oui il existe des alternatives à la société actuelle! Ce qui rend les gens heureux, c’est la solidarité, le partage, une société inclusive. Vous êtes les acteurs de ce projet.» Tel est le message que le président de la CSC, Marc Leemans, a adressé aux congressistes wallons réunis à Houffalize.
La CSC wallonne entend dessiner son avenir dans une Belgique fédérale et dans une Union européenne plus sociales, plus solidaires, plus équitables. Pour cela, elle agit en toute autonomie, en s’inscrivant pleinement dans la ligne et les valeurs de la CSC fédérale et de la Confédération européenne des syndicats. 
Ce sont donc les défis communs à tous les syndicalistes de la CSC de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre, les défis communs à tous les syndicalistes européens que le président est venu rappeler. 

Un travail acharné

Certes, la situation que nous vivons aujourd’hui est plutôt morose. Mais la CSC wallonne et toute la CSC refusent de réagir avec découragement ou avec cynisme. Elles veulent rester volontaristes et agir avec conviction. C’est donc un message d’espoir que le président de la CSC a voulu délivrer.
Les citoyens se sont largement désaffiliés d’une Europe qui ne répond plus guère à leurs vœux. Marc Leemans a rappelé qu’elle est pourtant garante de paix et il a souligné les signes d’espoir qu’elle porte.
Le pilier de droits sociaux élaboré par la Commission Juncker en est un: «Certes il vient tard, il ne comporte pas tout ce que nous voudrions y voir. Mais il contient des projets importants tel le congé parental au niveau des familles, telle la lutte contre le dumping social au niveau sociétal, a souligné le président de la CSC. Ce n’est pas assez mais c’est un début. Et nous avons dû lutter pour l’obtenir. L’Europe sociale n’est pas une évidence et c’est pas après pas, avec un travail acharné, que nous la construisons.» Il en veut pour exemple la lutte contre le Ceta menée par la CSC wallonne, avec toute la CSC et de nombreuses organisations.  

Cinq ans de résistance

Autre signe d’espoir: la mise à mal de l’extrême droite lors des élections présidentielles en France. Marc Leemans y voit un bon signal pour les élections à venir. Et il invite à lutter contre toutes les formes de populisme.
Le président de la CSC regrette qu’actuellement, le rôle des syndicats se limite souvent à éviter le pire. «C’est frustrant pour la CSC dont l’ADN est d’être un syndicat de proposition» remarque-t-il. Ainsi, en 2014, personne n’a pu éviter la constitution d’un gouvernement de droite dans notre pays. «À l’époque, nous lui avons promis cinq ans de résistance. Nous sommes exactement à mi-parcours en espérant que cela ne durera pas plus longtemps. Depuis deux ans et demi, le gouvernement mène une politique qui va à l’encontre des citoyens ordinaires, des allocataires sociaux. Mais il préserve les plus nantis et les profiteurs. Nous résistons pied à pied. Et nous continuerons. Les outils que nous avons élaborés, nos calculateurs, permettent à tous les travailleurs, tous les citoyens de constater l’écart entre ce que dit le gouvernement et ce qu’il fait réellement.» Et Marc Leemans conclut: «Nous poursuivrons ce travail. La CSC résiste!» 
Crédit photo : Aude Vanlathem