Manifestation pour des pensions décentes

Le mardi 2 octobre, les trois syndicats mèneront des actions dans différentes villes pour inciter les organisations patronales et le gouvernement à élaborer un régime solide pour les métiers lourds. Il est donc grand temps de conclure un bon accord étant donné que les conditions d’accès à la pension anticipée, au RCC et aux emplois de fin de carrière ont d’ores et déjà été durcies. 
Par ailleurs, le gouvernement rogne de plus en plus sur les allocations de chômage des chômeurs âgés ne bénéficiant pas d’un complément d’entreprise, l’âge légal de la pension passe de 65 à 67 ans et le plan visant à créer plus d’emplois faisables consiste essentiellement à augmenter le nombre d’heures supplémentaire et de travail de nuit et à accroître la flexibilité. Pratiquer la politique de l’autruche en occultant les besoins des milliers de personnes qui ont eu ou auront une carrière particulièrement longue n’est plus une option.   
Dans la perspective de la journée d’action du 2 octobre, les syndicats ont, au cours de ces dernières semaines, distribué un million d’exemplaire de la seconde édition du journal des pensions (en annexe) dans les entreprises et dans divers lieux publics. Au travers de ce journal, les syndicats délivrent des informations précises sur la proposition faite par le gouvernement concernant la reconnaissance des métiers lourds.
A l’heure actuelle, cette proposition du gouvernement comporte encore trop de points faibles. En résumé : toute personne exerçant pendant de longues années un métier lourd pourra partir quelques mois plus tôt, mais elle en paiera immédiatement le prix puisque sa pension sera plus faible. Or, les experts en matière de pensions proposent précisément de compenser cette perte de pension. La perte mensuelle peut s’élever de 56 à 353 euros en raison du fait que seul le travail lourd effectué à partir du 1er janvier 2010 est pris en considération et, qui plus est, uniquement à condition que le travailleur soit encore actif dans ce métier lourd après 10 ans, auprès du même employeur.
De plus, la « charge émotionnelle ou mentale » n’est considérée que comme un critère complémentaire dans les propositions du gouvernement alors que le stress au travail occasionne de plus en plus de burn-out.
Le gouvernement a en outre accordé un droit de véto aux employeurs pour ce qui concerne la liste des métiers lourds. Du coup, ils font montre d’une grande retenue en ajoutant qu’il faut s’attaquer à la source du problème, c’est-à-dire rendre le travail moins lourd. Or, ce sont précisément les employeurs qui se trouvent à la source de ce problème !

Aperçu des actions

Le 2 octobre, toute une série d’actions auront lieu au niveau régional. Des séances d’information seront organisées dans les entreprises mais il y aura également des manifestations dans les grandes villes :
  • Bruxelles: départ de la manifestation à la Place Albertine à 10h00
  • La Louvière, départ de la manifestation à 10h30 de la gare de La Louvière-Sud
  • Liège: manifestation en front commun à 11h00  Place du Marché 
  • Namur : manifestation en face de l’ONP départ à 10h00 à la gare. 
  • Louvain: départ de la manifestation à la 10h00 à la Martelarenplein
  • Hasselt: départ de la manifestation à 10h30 à la gare
  • Gand: départ de la manifestation à 11h00 au Service fédéral des pensions, Kon.Fabiolalaan 11
  • Courtrai: départ de la manifestation à 11h00 au Service fédéral des pensions, Keer der Vlamingstraat 6
  • Anvers: départ de manifestation à 10h30 à la Leopold De Waelplaats.

Contact presse :

François Reman - 02/2463296