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Le Mouvement ouvrier chrétien (Moc) est un organe vivant, animé par des milliers de militants porteurs d’un projet social audacieux et acteurs de changement et de progrès dans la société. Le Moc peut se définir comme une "grande famille" sociale regroupant des organisations et mouvements assurant chacun une tâche spécifique, avec et pour tous les adhérents, mais au bénéfice de l’ensemble: - la CSC;
- l'Alliance nationale des mutualités chrétiennes, organisation mutualiste qui défend les intérêts de ses membres dans leurs rapports avec les divers prestataires de soins de santé;
- la Fédération des coopératives chrétiennes, qui assure la promotion de ces coopératives et défend les intérêts des consommateurs;
- Vie féminine, mouvement féminin d'éducation permanente et d'action sociale et culturelle;
- les Équipes populaires, mouvement d'éducation permanente et d'animation populaire;
- la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc) et la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine, mouvements de jeunesse d'éducation permanente.
Ces associations partagent donc des objectifs communs, mais chacune détermine de manière autonome la manière et les moyens de réaliser ses objectifs propres. Pour cela, chacune possède une structure, une direction et des moyens financiers indépendants.
Le Moc et l’ACW, qui sont deux organisations indépendantes, ont, pour l’ensemble de leurs composantes respectives, une tâche spécifique de coordination de leurs diverses composantes. Ils assurent aussi des services qui peuvent être utilisés par toutes les organisations constitutives. Lors de son congrès de 1994, la CSC a rappelé la nécessité des coopérations entre associations au sein du Moc et de l’ACW. Elle-même s’est engagée à conclure des accords précis avec leurs composantes et à organiser son action locale interprofessionnelle sur base de cette répartition des tâches. La CSC a confirmé cette option à son congrès de 1998 et travaille toujours dans cet esprit. CSC et politique Le Moc et l’ACW sont aussi l’expression des travailleurs en tant que catégorie sociale importante et ils se chargent de leur représentation adéquate vis-à-vis du monde politique. L’expression politique de la CSC passe donc officiellement par le Moc et l’ACW. En Wallonie et à Bruxelles, le Moc a opté en faveur du pluralisme politique du mouvement (décision de 1972). Aussi des élus et élues se réclamant du Moc se trouvent-ils dans différents partis (CDH, Ecolo, PS). En Flandre, les organisations du mouvement ouvrier chrétien (et donc aussi l’ACV) avait chargé l’ACW depuis longtemps de représenter l’ensemble du mouvement ouvrier chrétien sur le terrain politique. Lors du Congrès "ACW en politiek" (1995), l’ACW confirmait et renforçait sa position politique active et indépendante en tant que mouvement social. L’ACW conserve, sous certaines conditions et moyennant des évaluations régulières, une relation privilégiée avec le CD&V à travers ses personnes de confiance. L’ACW collabore avec des responsables politiques à des dossiers concrets, au delà des partis. Si le Moc assure la représentation de la CSC auprès du monde politique, cela ne signifie nullement que le syndicat se désintéresse de la vie politique, bien au contraire. Lors de son congrès de 1994, la CSC a réaffirmé sa volonté de jouer un rôle politique "au nom de la démocratie et de la solidarité, pour la défense des intérêts des travailleurs". Pour ce faire, elle appuie dans le cadre du Moc et de l’ACW, les responsables et les partis politiques démocratiques qui aident le mieux à réaliser ses objectifs. Elle estime en effet que certains points de son programme peuvent et doivent trouver une solution par la voie politique. La CSC a aussi clairement défini son rôle vis-à-vis du politique: syndicat indépendant, la CSC reconnaît le rôle et les prérogatives des responsables et partis politiques dans leur domaine, elle veut agir sur le plan politique en tant que groupe d’intérêts ouvert et ce, par la concertation organisée ou par d’autres formes d’action. Elle n’accepte pas de confusion entre syndicalisme et politique. Les structures et l’organisation interne de la CSC respectent sa volonté d’indépendance vis-à-vis du politique. Par exemple: - la CSC n’a aucun lien structurel ou organisationnel avec quelque parti politique que ce soit;
- il y a incompatibilité entre l’exercice d’un mandat syndical et d’un mandat politique, et cela depuis 1945. Par mandat politique, il faut entendre: député, sénateur, bourgmestre, échevin ou président d’un centre public d’action sociale (CPAS) d’une ville ou d’une commune comptant plus de 15.000 habitants.
L’indépendance vis-à-vis de la politique n’est cependant nullement synonyme d’indifférence, voire d’hostilité à son égard. La CSC est convaincue de la nécessité d’une action politique. Elle réalise que certains points de son programme doivent recevoir une solution par la voie politique.
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