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4.02.2012
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Des partenaires à l'échelle du monde

Au niveau mondial, la CSC fait entendre sa voix dans diverses organisations. Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus.

Organisation internationale du travail (OIT)

Au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT), la CSC est un partenaire qui s’investit activement dans la Conférence internationale du travail, qui réunit annuellement à Genève, au mois de juin, tous les gouvernements, organisations des employeurs et organisations syndicales du monde entier. Cette assemblée produit des mesures et normes visant à promouvoir le développement social dans le monde. Chaque année, une forte délégation de la CSC y apporte une contribution importante.

La Conférence internationale du travail n’impose pas seulement des normes, elle veille également à l’application de celles-ci pas les gouvernements, rappelant ceux-ci à l’ordre si nécessaire. Dans la commission des normes, la CSC a fait office de porte-parole de façon ininterrompue par la bouche de Gust Cool, Jef Houthuys et Willy Peirens. Luc Cortebeeck, président de la CSC, est aujourd’hui porte-parole du groupe des travailleurs, ainsi que vice-président de la commission.

L’OIT, organisation spécialisée des Nations Unies (ONU), est un partenaire important pour la CSC en ce qui concerne le développement social, notamment lorsque des responsables politiques ou employeurs risquent de porter atteinte dans notre propre pays à la liberté et à l’action syndicale (attaques politiques contre la caisse de résistance de la CSC, intervention des tribunaux contre l’action syndicale à la demande des employeurs). Dans tous ces cas, la CSC fait appel à l’OIT avec succès.

Condéfération syndicale internationale (CSI)

csiLe mois d’octobre 2006 marque un tournant dans l’histoire du syndicalisme: la Confédération mondiale du travail (CMT) décide sa dissolution à l’occasion de son 27e congrès, tenu à Vienne, et la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) prend une décision identique. Quelques jours plus tard, les syndicats membres de la CMT et de la CISL s’associent à quelques autres qui n’appartenaient à aucune organisation syndicale internationale, pour constituer la nouvelle Confédération syndicale internationale (CSI).

La CMT et la CISL adhèrent le 1er novembre à la CSI, au sein de laquelle les deux anciennes confédérations syndicales sont traitées sur un pied d’égalité. Les syndicats membres de la CMT veulent ainsi contribuer au développement d’un nouvel esprit syndical international et d’un nouvel internationalisme qui réponde aux défis de notre temps. Constituée de 306 syndicats présents dans 154 pays et forte de 168 millions de travailleurs affiliés, la CSI doit être un contre-pouvoir plus puissant face à la mondialisation débridée. L’action internationale rassemblée au sein de la "Global unions federation" (GUF) soutient également ce contre-pouvoir.

Guy Ryder a officiellement été élu secrétaire général de la nouvelle organisation syndicale mondiale lors du congrès fondateur de Vienne. La nouvelle organisation ne souhaite pas se contenter d’être une instance de lobbying efficace. Elle est déterminée à utiliser sa capacité de mobilisation pour peser sur les décisions que prennent des organisations internationales telles que l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le FMI et la Banque mondiale.

Pour Luc Cortebeeck, président de la CSC et vice-président de la CSI, "le renforcement du syndicalisme de base et le développement des possibilités des organisations à tous les niveaux restent la priorité des anciens syndicats membres de la CMT. Nous constituerons sur cette base un pilier solide de la nouvelle organisation internationale. Nous défendrons ensemble l’importance de la formation et de l’échange d’expériences. Telle est la voie d’un nouvel internationalisme basé sur la solidarité, la diversité, les valeurs partagées et l’amitié".

Commission syndicale consultative (Tuac)

La Commission syndicale consultative (Tuac, pour "Trade union advisory committee") est, comme son nom l’indique, une commission de concertation et de consultation installée auprès de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui organise les pays "les plus riches" du monde entier et joue un rôle actif dans l’évolution économique du monde. Luc Cortebeeck, président de la CSC, est vice-président du Tuac. Le service d’étude de la CSC y joue un rôle important. Cette commission est pour la CSC un lieu d’expertise et de concertation en matière d’évolution économique. Elle permet également de participer aux activités de préparation et de représentation aux conférences au sommet des G-7/G-8 qui se tiennent annuellement.

Banque mondiale, Fonds monétaire international (FMI) et Organisation mondiale du commerce (OMC)

La Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) sont les gendarmes de la politique financière mondiale. Ils contrôlent la politique monétaire et budgétaire des gouvernements (FMI) et aident les pays à financer leur développement (BM). Ils font de plus en plus autorité en ce qui concerne la politique mise en place par les gouvernements nationaux ou la politique qui leur est "imposée" (programmes d’adaptation structurels).

Aussi, il est important que le mouvement syndical soit présent dans ces instances afin d’être en mesure d’apporter les corrections sociales nécessaires. Nous voulons également que ces institutions financières internationales tiennent compte des normes sociales et des règles convenues à l’OIT. Dans le cadre de la CMT, la CSC a développé, avec l’aide de la Banque nationale de Belgique, un programme visant à établir des contacts et un dialogue avec la Banque mondiale et le FMI sur les plans de développement stratégiques (PDS), tant au niveau international que national.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est la plus récente des organisations internationales. Par sa politique de libération internationale des relations commerciales, elle a un impact important dur les possibilités de développement économique des pays et des régions. De manière générale, l’OMC est considérée comme l’un des principaux moteurs de la globalisation. Ce phénomène est surtout perceptible et visible dans le Tiers-Monde.

Chez nous, c’est l’Union européenne qui détermine les grandes lignes de la politique de l’OMC. C’est l’OMC qui lança l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) qui est synonyme de libéralisation complète des services, y compris l’enseignement et la distribution de l’eau. La CSC et la CMT soutiennent un programme d’action global pour les syndicats nationaux et régionaux visant à entamer le dialogue sur la politique de libéralisation et ses conséquences aux niveaux national, régional et international.

Forum social mondial et Forum économique mondial

Les marchés et l'économie ne sont pas les seuls à s'être mondialisés; les acteurs sociaux aussi se sont progressivement mis à s'organiser à l'échelon mondial. En janvier 2001 se tenait la première édition du Forum social mondial (FSM) dans la ville portuaire du sud du Brésil, Porto Alegre.

L'idée d'un Forum social mondial était née lors de protestations contre le Forum économique mondial tenu dans la ville suisse de Davos. Ce forum économique réunit presque l'ensemble de l'élite mondiale en vue d'accorder les agendas respectifs et de débattre de la manière de poursuivre le capitalisme mondial. Pourquoi ne pas organiser en contrepartie un forum social mondial où les mouvements sociaux mondiaux puissent se rencontrer, convenir de campagnes et de calendriers d'action communs, et débattre de la manière de changer le monde dans le sens progressiste?

Le slogan du FSM devint "Un autre monde est possible". En 2006, la sixième édition du FSM a eu lieu à Nairobi (Kenya).

Le Forum économique mondial (FEM), né dans les années 1960, est en quelque sorte l'adversaire (plus ancien) du FSM. Le FEM convie chaque année des personnages-clés du monde économique international à une discussion et un échange d'informations. Le FEM, qui se réunit à Davos (en Suisse), à l'exception de l'année 2001 où la conférence fut organisée à New York, est le lieu par excellence où les dirigeants d'entreprise (principalement des multinationales), les ténors de la politique et une poignée de membres d'organisations syndicales et non gouvernementales examinent de près les évolutions économiques, politiques et sociales à l'échelon mondial. En collaboration avec la Tuac et l'OIT, les organisations syndicales internationales tentent de freiner, de l'intérieur, la pensée néolibérale qui y est développée.

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