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17.05.2012
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Construisons demain

Au terme de son congrès 2010 intitulé "Construisons demain", la CSC a adopté 41 lignes de force qui sont autant d’orientations pour son action. Ces 41 décisions se répartissent en huit piliers solides pour construire un monde plus juste.

visuel"Rêver d’un monde meilleur est une bonne chose mais s’atteler à la tâche, c’est encore mieux" déclarait Luc Cortebeeck, président de la CSC, le 23 octobre 2010. Au terme de trois jours de congrès, les 900 militants envoyés à Ostende par leurs centrales professionnelles et leurs fédérations régionales venaient de voter les 41 lignes de force qui, depuis, guident l’action de la CSC. Auparavant, réunis en sections et en groupes de travail, ils avaient introduit les amendements demandés par leurs mandants et avaient discuté chaque mot, réfléchi à chaque conséquence. L’enjeu était de taille puisqu’il s’agissait de déterminer les meilleures orientations pour construire demain. Désormais, c’est sur ces 41 lignes de force, réparties en huit piliers solides, que la CSC s’appuye pour construire un monde plus bigarré, plus durable et plus juste.

Construire demain, c’est constater que la société change et en tirer les conséquences. Premier constat: la société vieillit. Pour la CSC, ce n’est pas un problème. Certes, il faudra travailler un peu plus longtemps en moyenne. Mais, suite au Pacte de solidarité entre les générations, les travailleurs assument déjà largement leur part. Aux employeurs de jouer en permettant aux aînés qui le peuvent et le souhaitent de continuer à travailler dans de bonnes conditions. Et en arrêtant d’invectiver les prépensionnés qui sont les victimes des fermetures d’entreprise et des licenciements. Aux politiques de garantir l’avenir des pensions légales et de se refuser à les brader aux assurances! La CSC veut donner un avenir à la sécurité sociale: il ne s’agit pas de la réduire à une assistance pour les plus pauvres mais de l’adapter aux réalités familiales actuelles et de la consolider financièrement.

Construire demain, c’est aussi et surtout investir dans la jeunesse qui paie un lourd tribut à la crise. Il faut garantir le droit au travail aux jeunes chômeurs.

Construire l’avenir, c’est aussi soutenir tous les travailleurs, quelle que soit leur origine. La CSC n’est pas favorable à des frontières ouvertes mais elle n’accepte pas non plus que la politique d’immigration soit battue en brèche, qu’elle permette aux employeurs de décider seuls qui peut entrer sur le territoire, qu’elle ferme la porte à ceux qui fuient la misère. La mondialisation est un fait et ce ne sont pas les échanges internationaux qui posent problème. C’est l’incapacité (ou le refus) de soumettre de façon décisive les marchés financiers, l’économie et les Etats nationaux à des règles internationales et de les obliger à les respecter. Il faut réussir à brider le capitalisme de casino, réussir à imposer des règles sociales effectives, réussir à restaurer l’équilibre entre la dimension économique et les dimensions sociale et écologique. La CSC s’y attelle au sein d’un mouvement syndical européen et international qu’elle veut consolider. Elle veut contribuer à imposer partout le travail décent et un minimum de protection sociale.

La CSC veut également améliorer la participation des travailleurs dans les entreprises. Cette volonté remonte aux années 1970 et, en quelques décennies, la participation a largement contribué à améliorer le sort des travailleurs. Quel impact a-t-elle eu sur des décisions stratégiques d’entreprises dont les dirigeants sont de plus en plus souvent les marionnettes de sièges centraux inaccessibles, à l’autre bout de la planète? La question est posée et la CSC entend l’approfondir.

Enfin, construire l’avenir, c’est lutter contre le réchauffement climatique, lutter contre l’épuisement des ressources. Pour cela, il faut changer radicalement notre façon de vivre et de travailler, de produire et de consommer: "Nous devons repenser fondamentalement ce modèle basé sur la surconsommation de biens matériels et le faire évoluer vers un modèle qui remet l’humain et l’intérêt général au cœur du système dans le respect du climat et de l’environnement" dit la 41e ligne de force, proposée par le plus jeune congressiste au nom de sa fédération, Namur-Dinant. Nous ne pouvons continuer à polluer et gaspiller toujours plus. Il n’y a pas d’alternative. Mais cette révolution écologique doit se faire dans le respect des travailleurs et des personnes les plus faibles. Cela passe par des formations et des recyclages adaptés ainsi que par le maintien de conditions de travail et de salaire corrects. La CSC demande la création d’un fonds européen de transition pour soutenir les entreprises et les secteurs dans ce changement.

lien documentRapport du congrès (PDF 3 Mo)
lien webSite internet du congrès
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