Face à la crise financière, économique et sociale, la CSC veut défendre les travailleurs et faire barrage contre la pauvreté. Elle prend part à des rendez-vous décisifs, en Belgique et dans le monde. L’économie mondiale vacille au bord du précipice. La brutale aggravation de la crise financière en septembre et octobre 2008 frappe maintenant l’économie réelle de plein fouet. Une chute du produit intérieur brut (PIB) et une hausse du chômage sont attendues dans les pays industrialisés. La crise s’étend aux économies émergentes et en développement.
"Les temps sont durs. L’angoisse, la colère, la révolte animent les travailleurs. Nous devons tout faire pour qu’ils ne soient pas les dupes de la crise. Mais il ne faut pas sombrer dans la désespérance. Les difficultés générées par la crise peuvent ouvrir à de nouvelles possibilités", a affirmé Luc Cortebeeck au conseil général de la CSC, le 18 novembre 2008. Le président de la CSC revenait de Washington où il a participé au sommet organisé par les dirigeants syndicaux des pays du G20 en marge du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Vice-président de la Confédération syndicale internationale (CSI), il a participé aux discussions et aux rencontres, et a fait entendre la voix des 168 millions de travailleurs que représente la CSI. "Nous sommes à un moment charnière, remarque Luc Cortebeeck. La crise est terrible, mais elle nous donne des opportunités de changer le monde. Il faut maintenant assurer la coordination des mesures à prendre, veiller à leur suivi." Le 23 mars 2009, aux quatre coins du globe, les organisations membres de la CSI ont remis la Déclaration syndicale internationale de Londres (PDF 730 Ko) à leurs responsables politiques nationaux. Cette déclaration reprend les constats et revendications des travailleurs du monde entier. Ils soulignent que la crise est mondiale et qu'elle requiert une réponse mondiale. Le 28 mai 2009, la Confédération européenne des syndicats (CES) a adopté un plan contre la crise. Cette Déclaration de Paris (PDF 27 Ko), adressée à l'Union européenne, compte cinq axes, à commencer par un plan d'investissement pour encourager la recherche et favoriser l'emploi dans les secteurs-clés. En juin 2009, la 98e Conférence internationale du travail est parvenue à un consensus qui épingle les conséquences douloureuses de la crise. Ce texte, le Pacte mondial pour l'emploi (PDF 144 Ko), est composé d’une série de propositions pour lutter contre les effets de la crise de manière coordonnée et efficace, mais aussi prévenir de telles situations de détresse à l’avenir. Pour cela, il est nécessaire de mettre les marchés financiers au service de l’économie réelle, et de mettre cette économie au service des gens. Le "Pacte mondial pour l’emploi" s’adresse à tous les pays membres de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il vise aussi à renforcer le rôle de l’OIT dans les forums multilatéraux où sont prises les décisions déterminantes en matière de mondialisation de l’économie. Si ce pacte a reçu le soutien unanime des gouvernements et des organisations patronales et syndicales, c’est grâce à un positionnement pragmatique et à des compromis équilibrés, tenant compte des différences idéologiques mais aussi des possibilités financières, qui varient naturellement d’un pays à l’autre. Un an après le début de la crise financière: une analyse pour alimenter le débat à la CSC (septembre 2009, PDF 306 Ko)
Agir pour une société durable (6.3.2009)
Un mieux pour les intérimaires, premières victimes de la crise (23.1.2009)
Stop à l'effet domino (28.11.2008)
"Nous sommes à un moment charnière" (27.11.2008)
Déclaration syndicale internationale de Washington (novembre 2008, PDF 587 Ko)
Modalités du chômage temporaire (7.11.2008)
La crise ferait 20 millions de chômeurs (23.10.2008)
Dossier complet dans "L'Info" n°41 du 10 octobre 2008 
Mettre enfin un terme à l'économie casino (1.10.2008)
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