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L’écart salarial et les disparités entre les femmes et les hommes trouvent surtout leur explication dans la situation familiale (la responsabilité des tâches familiales) et l’inégalité des sexes sur le lieu de travail. En Belgique, la lutte contre l’inégalité des sexes s’oriente surtout vers la suppression des inégalités salariales. D’autres défis attendent toutefois d’être relevés.
Pour l’instant, on introduit dans de nombreux secteurs des classifications de fonctions neutres en matière de genre.
En d’autres termes, les femmes et les hommes exerçant une même fonction sont valorisés de la même manière. Cette solution ne permet toutefois pas de régler tous les problèmes.
Ce sont dans les emplois les plus flexibles et les plus précaires, et dans les PME où il n’y a généralement pas de délégation syndicale, que travaillent le plus de femmes.
De ce fait, elles se retrouvent souvent dans des situations discriminatoires. Outre l’élaboration d’une classification des fonctions neutre en genre, vous pouvez aussi établir un plan d’égalité des chances au sein de votre entreprise.
Vous y établirez des règles destinées à éliminer l’inégalité entre les femmes et les hommes. Le rapport sur l’égalité des chances, que doit produire chaque année l’employeur à la demande de la délégation syndicale, permet d’assurer le suivi de ce plan. Le bilan social - une partie des comptes annuels - qui est communiqué au conseil d’entreprise, comprend des données sur le niveau d’études et les initiatives de formation professionnelle, ventilées par sexe. La CCT 9 de 1972 (www.cnt.be) détermine que chaque année, des données doivent être fournies au conseil d’entreprise sur les perspectives générales d’avenir, le volume de l’emploi, la rotation du personnel, le temps de travail, le niveau d’études…
Ces données ne sont pas toujours ventilées par sexe mais rien ne vous empêche de le demander. Il est possible d’accorder une grande attention à l’égalité hommes/femmes lors du recrutement, de la sélection, la mutation, l’information et l’accueil des nouveaux membres du personnel.
Tenez-en compte dans les discussions sur la politique du personnel. Les femmes et les hommes doivent être sur un pied d’égalité en ce qui concerne l’accès à toutes les fonctions et à la formation. Il est également indispensable d’améliorer les conditions de travail des travailleurs à temps partiel (minimum 4 heures par jour par exemple). Veillez à ce que, dans votre entreprise, l’on veille à faciliter l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée.
Une trop grande flexibilité ou des services coupés risquent de mettre cet équilibre en péril.
Prenez des accords clairs sur le crédit-temps afin d’en compenser les inconvénients et de veiller à ce que les collègues qui prennent un crédit-temps soient remplacés. Dans les entreprises où la CSC est présente, les possibilités sont nombreuses.
Réalisez donc d’abord une analyse approfondie, car mesurer, c’est savoir.
Organisez ensuite des actions et n’oubliez surtout pas de bien informer et sensibiliser vos collègues Plus d'information
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