27.11.2009 L'expérience en plus
|
| | Plus de quatre cents aînés ont participé activement au 5e congrès des Pensionnés, prépensionnés et chômeurs âgés de la CSC. Ils ont évoqué leur action et précisé leurs revendications en inscrivant leur travail dans l’ensemble du combat syndical.
"Le choix de continuer un engagement syndical après l’arrêt de la vie professionnelle est important pour le syndicalisme alors que le vieillissement de la population est une réalité et qu’il faut s’y atteler. De même, nous devons impliquer de plus en plus les jeunes dans nos activités. L’intergénérationnel est une clé essentielle pour ouvrir le dialogue" a affirmé Luc Cortebeeck, président de la CSC, aux 411 participants présent au 5e congrès des Pensionnés, prépensionnés et chômeurs âgés (PPCA) de la CSC.
Jules Baronheid, président du bureau, les a invités à mettre ce congrès à profit "pour se regarder avancer et faire le bilan du travail accompli au cours des années précédentes". Un bilan riche et positif puisque, comme l’a souligné Philippe Paermentier, responsable national de l’action des aînés, "les PPCA ont fait la preuve d’une action très riche et, cette année en particulier, le taux de participation aux activités a battu tous les records".
"Nous avons augmenté nos mandats, a remarqué Philippe Paermentier. Nous sommes davantage présents à la Commission wallonne des aînés de la Région wallonne et au Conseil consultatif sur les pensions. Nous sommes actifs aussi à la Ferpa, notre internationale européenne, où nos affiliés sont très appréciés pour leur expertise." Il a rappelé aussi la participation des PPCA au dernier conseil général de la CSC, consacré aux pensions. "Tous ces mandats sont importants car une société qui vieillit a besoin de l’expertise de ceux qui vivent ce vieillissement. C’est une question de démocratie" a-t-il encore souligné.
Luc Cortebeeck a également rappelé combien cette expertise est importante pour l’ensemble de la CSC et il a invité les PPCA à inscrire leurs travaux dans l’ensemble des contributions au prochain congrès de la CSC, en octobre 2010. Il y sera question de l’avenir et, notamment, des évolutions démographiques. "L’avenir n’est écrit nulle part. Il est ce que nous en ferons. Et tout commence par le dialogue en interne entre les différentes générations" a insisté Luc Cortebeeck. Les partenariats entre générations, la solidarité entre "actifs" et (pré)pensionnés sont déjà largement à l’ordre du jour des activités des PPCA. Le rapport d’activité des fédérations présenté par Jeannine Martin et Jacques Brichard en témoigne à suffisance.
Les aînés de Bruxelles ont réfléchi à la qualité de la vie et arrêté une position commune avec les Jeunes CSC. Les aînés du Brabant wallon ont travaillé sur la préparation à l’embauche en partenariat avec SOS Dépannage. Le développement durable et l’intergénérationnel sont au cœur du travail des aînés de Charleroi. Ceux de Mons-La Louvière ont planché sur le logement des aînés et les comités de résidents. Ceux de Namur-Dinant ont axé leur action sur les partenariats avec l’ensemble du mouvement des aînés. Ceux de Verviers ont réfléchi à la liaison des allocations au bien-être et au renforcement de la sécurité sociale, deux problématiques où jeunes et aînés doivent lutter côte à côte. Même chose dans le Hainaut occidental où les aînés se sont intéressés aux enjeux locaux et au développement des zones d’activité. Les dix-huit groupes locaux de Liège-Huy-Waremme ont planché sur les activités culturelles et l’accès à la culture. Enfin, les aînés du Luxembourg se sont mobilisés sur l’installation des commissions consultatives communales du troisième âge et sur la pauvreté avec des aînés au Luxembourg et en France.
Les PPCA ont également détaillé leurs résolutions d’activité et leur cahier de revendications. La défense des pensions légales et la liaison des allocations au bien-être y figurent en première ligne. Ces dossiers seront traités l’un à la Conférence nationale des pensions, l’autre lors de la négociation de l’accord interprofessionnel 2010-2011. "Après cette pause, demain, notre combat recommence. Même s’il ne se fait plus au sein des entreprises, il se fait en solidarité avec tous les travailleurs et tous les justes combats" a conclu Jules Baronheid. | |
|