CSC En Ligne
4.02.2012
Bonjour
Bienvenue sur le site des 125 ans de la CSC
Home | Plan du site |NL|DE
Retour | S'affilier | Contact
Aide | S'enregistrer
 
 
CSC Confédération  >  Actualité  >  Nouvelles  >  Détails  >  G20 à Pittsburgh: le sommet de l'emploi?
Imprimer | Partager
 
 
18.9.2009

G20 à Pittsburgh: le sommet de l’emploi?


Le G20 se réunira prochainement aux Etats-Unis. Luc Cortebeeck, président de la CSC et vice-président de la Confédération syndicale internationale, y participera. Au nom des travailleurs, il plaidera pour une relance durable de l'emploi.


cortebeeck_travail_decentToujours sur fond de crise économique, financière et sociale, le G20 se réunira à Pittsburgh, aux Etats-Unis, les 24 et 25 septembre prochains. Luc Cortebeeck, président de la CSC et vice-président de la Confédération syndicale internationale (CSI), comptera parmi les 25 syndicalistes qui noueront des contacts sur place pour tenter d’influencer les décisions. Entre espérance et crainte, il explique les enjeux de cette rencontre qui, pour lui, devrait être le sommet de l’emploi.

Qu’est-ce qui a changé entre le sommet du G20 de Londres en avril dernier et celui de Pittsburgh?

Cette réunion se fait au moment où les instances économiques et financières et certains gouvernements déclarent que le pire est derrière nous et envisagent une stratégie de sortie de crise qui est de réduire les mesures prises pour contrecarrer la crise.

Mais la reprise est très modérée. Elle est surtout économique et elle est due aux aides apportées par les gouvernements. Les signes d’espoir sont uniquement économiques, financiers et boursiers. Il faut être prudent. Au niveau du chômage, le pire est à venir. Les effets d’une crise sur l’emploi surgissent toujours plus tard que les conséquences économiques. Selon le Bureau fédéral du plan, le chômage devrait grimper de près de 200.000 unités en Belgique entre 2009 et 2011.

Au niveau mondial, le Bureau international du travail (BIT) prédit 59 millions de chômeurs en plus d’ici la fin 2009. Dans les pays de l’OCDE, le nombre de chômeurs devrait doubler dans les dix-huit mois à venir. Jusqu’en 2011, 200 millions de travailleurs vont être poussés vers la pauvreté. On comptera alors 1,4 milliard de travailleurs pauvres dans le monde. Ces prévisions très noires en matière de chômage et de pauvreté sont la base de l’analyse syndicale de la crise et de ses conséquences.

Quelles sont les attentes syndicales par rapport au sommet de Pittsburgh?

Nous voulons qu’il soit le sommet de l’emploi. C’est notre priorité.

Concrètement, nous voulons mettre en œuvre le Pacte global pour l’emploi. Ce pacte a été adopté en juin dernier par l’Organisation internationale du travail (OIT) lors de sa conférence annuelle à Genève. Il a été conçu pour orienter les politiques nationales et internationales. Il vise à stimuler la reprise économique, à créer des emplois et à offrir une protection aux travailleurs et à leurs familles. Pour contrer la pauvreté et les inégalités, il faut en effet installer un système de sécurité sociale dans tous les pays où elle est encore inexistante.

Nous demandons que soit organisée une conférence de l’emploi avec les ministres de l’Emploi des pays du G20 et les partenaires sociaux, dont la base des discussions sera ce Pacte.

Il faut également faire respecter les conventions internationales du travail de l’OIT.

La CSI est-elle un interlocuteur reconnu au G20?

Depuis le début de la crise il y a un an, les gouvernements sont en état d’alerte. Au premier sommet du G20 Washington, en novembre 2008, les représentants syndicaux étaient présents, mais plus en spectateurs qu’en acteurs. A Londres, en avril 2009, les représentants de la CSI ont profité du sommet pour faire entendre leurs points de vue. Nous avons rencontré les Premiers ministres britannique et australien, les présidents du Brésil et d’Afrique du Sud, le directeur du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Nous avons été entendus en partie puisque, dans les décisions de Londres, certains des points de vue syndicaux ont été repris.

Les syndicats n’ont pas officiellement leur mot à dire au sommet du G20, mais une grande avancée du sommet de Londres a été la reconnaissance du Bureau international du travail (BIT) comme interlocuteur officiel. Juan Somavia, son directeur général, sera lui autour de la table à Pittsburgh et amènera la question de l’emploi.

Quel est votre état d’esprit en vous rendant au sommet de Pittsburgh?

J’éprouve un double sentiment d’espoir et de crainte. J’ai l’espoir de concrétiser nos pistes d’action suggérées lors du sommet de Londres. Et la crainte que certains pays, comme la Chine qui a un taux de croissance de 7 à 8%, fassent croire que la crise est passée. Il faudra assez de cohésion entre les pays pour dire que la crise n’est pas finie et pour prendre les mesures nécessaires pour la contrer et éviter le retour aux mêmes méthodes qu’avant la crise.

Propos recueillis par D.C. 

lien webDossier crise internationale

Home  |  Elections sociales 2012  |  Actualité  |  Qui nous sommes  |  Publications et documentation  |  Concertation  |  Droit social  |  E-Services  |  Contact
Disclaimer