CSC En Ligne
17.05.2012
Bonjour
banner_home
Home | Plan du site |NL|DE
Retour | S'affilier | Contact
Aide | S'enregistrer
 
 
CSC Confédération  >  Actualité  >  Nouvelles  >  Détails  >  La CSC défend l'indexation automatique des salaires
Imprimer | Partager
 
 
11.2.2011

L'Europe ne peut pas détériorer la stabilité sociale


L’Allemagne et la France ont lancé l’idée d’un "pacte de compétitivité" européen comprenant sept mesures, dont la fin de l’indexation automatique des salaires. C’est inacceptable. La CSC va mener des actions de sensibilisation.


"Nous avons subi plus que jamais la mondialisation et, récemment, la crise bancaire nous a touchés de plein fouet. Nous pouvons cependant affirmer que notre modèle belge et les mesures de crise mises en œuvre nous ont permis de mieux affronter cette crise sur le plan de l’emploi. Notre pays a en tout cas mieux résisté que l’Allemagne" a affirmé le président de la CSC, Luc Cortebeeck, au comité national mixte spécial organisé pour les 125 ans de la CSC. Cette déclaration  résonnait comme un avertissement à l’heure où la CSC a commencé à mobiliser toutes ses forces pour défendre le modèle social belge et l’Europe sociale face au "pacte de compétitivité de la zone euro" préparé par les chefs d’Etat français, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement réuni à Bruxelles le 4 février dernier, la chancelière allemande, appuyée par le président français, a lancé l’idée d’un "pacte de compétitivité" européen. Selon eux, ce pacte est indispensable pour accroître la compétitivité et renforcer la zone euro. Il comprend sept mesures principales: la fin de l’indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation de l’âge de la retraite, la limitation de l’endettement public, la création d’une assiette commune ou même de taux communs pour l’impôt sur les sociétés, la flexibilité accrue du marché du travail, l’accélération de l’harmonisation des règles de reconnaissance mutuelle des diplômes et l’introduction de régimes de résolution des crises bancaires.

Pour la CSC, plusieurs de ces mesures sont tout simplement inacceptables. Elle l’a fait savoir au Premier ministre fédéral dans une lettre signée avec la FGTB et la CGSLB. M. Leterme a plaidé pour le respect des systèmes de concertation propres à chaque Etat. Le pacte n’est pas passé. Mais le tandem franco-allemand va revenir à la charge lors du prochain sommet fixé aux 24 et 25 mars. Il est même possible qu’un sommet extraordinaire soit organisé dès le 4 mars.

"Le système d’indexation automatique des salaires est un socle de notre système de concertation. On ne peut accepter que l’on démolisse notre système de formation des salaires injustement présenté comme trop rigide pour le remplacer par un système allemand dégradé" affirme Claude Rolin, secrétaire général de la CSC. Le projet d’accord interprofessionnel (AIP) bétonnait ce système d’indexation pour deux ans. Il garantissait le maintien de certaines prépensions. Ce sont autant de raisons pour lesquelles la CSC a approuvé ce projet. Elle se méfiait des attaques contre l’index et les prépensions menées d’une part par les employeurs, d’autre part par une série de propositions de loi de "gouvernance économique européenne" déposées par la Commission européenne et débattues au Parlement européen. Les propositions du pacte franco-allemand tapent sur le même clou, augmentent le danger et montrent que la CSC avait raison.

Maintenant, il faut sauver ce qui peut l’être. Les centrales de la CSC vont entamer le plus rapidement possible les négociations dans les secteurs pour conclure des CCT (conventions collectives de travail) 2011-2012 pour le pouvoir d’achat, l’emploi, la sécurité d’emploi et le maintien des prépensions. Et puis la CSC veut agir très vite au niveau européen. Elle a envoyé une lettre aux parlementaires européens belges pour les alerter. Elle va mener des actions de sensibilisation et envisage l’organisation d’une journée d’action commune au niveau européen au début du mois de mars en vue du sommet extraordinaire sur la zone euro.
Home  |  Elections sociales 2012  |  Actualité  |  Qui nous sommes  |  Publications et documentation  |  Concertation  |  Droit social  |  E-Services  |  Contact
Disclaimer