20.1.2011 Impliquer le citoyen pour plus d’efficacité énergétique
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| | La CSC wallonne a remis un coq en matériaux de récupération au ministre-président wallon, Rudy Demotte, et au ministre wallon de l’Economie, Jean-Marc Nollet. Ce coq symbolise le souci de la CSC wallonne pour le développement durable. Les responsables wallons de la CSC ont également rappelé et précisé leur demande de créer un fonds d’investissement dédié à l’efficacité énergétique.
Pendant les Fêtes de Wallonie, un jeune artiste liégeois, Jean-Denis Leroy, avait créé pour la CSC wallonne un coq entièrement réalisé avec des matériaux de récupération, symbole de la préoccupation de la CSC pour l’environnement et le développement durable. Ce jeudi 20 janvier, Jean-Marie Constant, président du comité régional wallon (CRW) de la CSC, et Marc Becker, secrétaire national de la CSC en charge de la Wallonie, ont remis la version miniature de ce coq au ministre-président Rudy Demotte et à Jean-Marc Nollet, ministre wallon de l'Economie.
Les responsables wallons de la CSC ont profité de cette rencontre pour rappeler et préciser leur demande de créer un fonds d’investissement financé par un appel public à l’épargne et dédié à l’efficacité énergétique.
Une "Alliance emploi-environnement" bien conçue et bien réalisée peut potentiellement engendrer un effet multiplicateur important, tant sur le plan économique et social que sur le plan environnemental. La CSC soutient donc cette alliance et défend deux priorités: la lutte contre la précarité énergétique et la prise en compte des conséquences socio-économiques de l’augmentation du prix de l’énergie pour les populations aux revenus les plus faibles. Pour la CSC wallonne, il faut rénover le parc wallon de logements, réputé vétuste et mal isolé, en accordant la priorité aux initiatives et projets collectifs qui permettent de mutualiser les risques et de socialiser les gains énergétiques et économiques.
Mais l’ampleur du défi que pose la rénovation du bâti wallon exige d’autres modes de financement que les mécanismes classiques. D’où la proposition de la CSC wallonne d’un appel public à l’épargne pour alimenter un fonds d’investissement dédié à l’efficacité énergétique.
"Ce fonds jouerait le rôle de tiers investisseur et tirerait une partie de sa rentabilité des économies d’énergie réalisées sur les projets qu’il financerait. L’appel à l’épargne engendrerait un effet de levier par rapport aux fonds mis sur la table par la Région wallonne" estime la CSC wallonne. Selon elle, cet appel public inciterait les citoyens à se mobiliser autour de l’idée de transition vers une économie durable, porteuse d’emplois.
L’attractivité de cet appel dépendrait en grande partie du taux proposé lors de la souscription publique et des avantages fiscaux qui y seraient liés. Ce taux devrait également être fixé de manière à assurer la rentabilité à terme du dispositif. Il ciblerait donc en priorité les projets collectifs (habitats groupés, projets de quartier…), les bâtiments publics et collectifs (écoles, hôpitaux, homes…).
"Dans l’idéal, souligne la CSC wallonne, un tel système s’autofinancerait en grande partie grâce aux recettes générées par les économies d’énergie réalisées dans les rénovations financées par le fonds d’investissement. Les moyens se verraient ainsi démultipliés dans la mesure où ce fonds ne dépendrait des subsides de la Région wallonne que pour assurer ses frais de fonctionnement." La précision des modalités pratiques d’un tel fonds est évidemment cruciale et la CSC wallonne en est consciente. Un appel public à l’épargne entraîne des frais de dossier nettement supérieurs à un emprunt auprès d’une banque. Cet inconvénient serait contrebalancé par les avantages liés au recours au fonds d’investissement: participation des citoyens, effet de levier sur les moyens disponibles pour la rénovation.
Enfin, la CSC wallonne identifie deux écueils à éviter: le fonds ne peut être assimilé ni à un établissement de crédit, ni à un dispositif public d’aide aux entreprises.
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