23.12.2010 Pas d’AIP sous le sapin, mais l’espoir subsiste
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| | Plusieurs réunions n’ont pas permis aux négociateurs patronaux et syndicaux d’arriver à la conclusion d’un projet d’accord interprofessionnel (AIP). Les travaux sont interrompus durant la trêve des confiseurs et devraient reprendre après les fêtes.
Y aura-t-il un accord interprofessionnel (AIP) pour 2011-2012? Bien malin qui peut répondre à cette question. Les négociateurs du Groupe des dix restent extrêmement discrets sur l’évolution de leurs travaux. Tous manifestent la volonté d’arriver à un accord. Mais les positions des uns et des autres restent fort éloignées, particulièrement en matière d’indexation salariale et d’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés.
Malgré un calendrier de réunion serré et des négociations à un rythme soutenu, les négociateurs du Groupe des dix n’ont pas pu parvenir à un projet d’accord et le fossé entre les positions en présence reste profond. Quelques avancées ont pu être engrangées malgré tout sur certains points. Le président du Groupe des dix les a présentées au Premier ministre en allant lui faire rapport de l’évolution des négociations. M. Leterme a insisté pour que les interlocuteurs sociaux continuent leurs travaux.
La CSC va continuer à se battre pour obtenir un accord avec un véritable contenu. En effet, il serait plus facile de conclure un petit accord et les circonstances permettraient d’excuser un résultat minimal: la Belgique sort à peine d’une crise qui n’est pas encore digérée, il n’y a pas de gouvernement pour donner un coup de pouce financier et le dossier ouvrier-employé est d’une très grande complexité. Tout cela est vrai. Néanmoins, la CSC a l’ambition de conclure un bon accord.
La CSC a des principes essentiels qu’elle ne veut pas abandonner. Le maintien de l’indexation automatique des salaires en fait partie, tout comme la liberté de négociation pour les secteurs et les entreprises qui connaissent une situation économique positive. La CSC entend aussi que le budget alloué par le gouvernement pour la liaison des allocations sociales au bien-être soit utilisé autant que possible.
La CSC demande aussi qu’un pas soit fait en faveur de l’unification des statuts des ouvriers et des employés. Il n’existe pas de loi naturelle selon laquelle certains travailleurs seraient des ouvriers et d’autres des employés! Cette injustice doit prendre fin.
Bien entendu, le financement des mesures qui seront décidées représente un aspect crucial des négociations puisque les interlocuteurs sociaux ne peuvent pas compter sur l’aide du gouvernement fédéral. La CSC et la FGTB ont donc consacré du temps et de l’énergie à calculer l’impact financier de tous les scénarios envisageables. Elles l’ont fait d’abord dossier par dossier, puis pour l’ensemble des dossiers. Ce travail montre que des pistes de solution sont possibles.
Un meilleur statut commun pour ouvriers et employés
A quoi sert un AIP? | |
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