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1.12.2009 La CSC continue de défendre un meilleur statut commun | |
| Nous sommes confrontés à une crise profonde sans précédent. Elle touche sévèrement tant les ouvriers que les employés. Cette crise ne peut servir d’alibi pour reporter indéfiniment l’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés. C’est précisément aujourd’hui que les ouvriers ressentent ces discriminations plus fortement que jamais. La CSC demande donc au président du Groupe des dix de prendre de toute urgence une initiative pour relancer la concertation sur cette question.
La CSC continue de défendre un statut commun, qui supprime toutes les différences entre ouvriers et employés. Un statut à négocier avec les employeurs et à instaurer ensuite par le gouvernement fédéral. Au début de cette année, la CSC a déjà soumis des propositions concrètes aux autres partenaires sociaux. Sa principale revendication réside dans une protection contre le licenciement équivalente pour les ouvriers et les employés: un mois par année d’ancienneté dans l’entreprise.
C’est la raison pour laquelle la CSC a expressément lié les mesures de crise à une véritable évolution du dossier. Bien que la concertation entre partenaires sociaux sur cette question soit particulièrement difficile, la CSC maintient sa ligne de conduite, en particulier dans ce contexte de nouvelle vague de restructurations.
La CSC entend:
1. D’abord et avant tout, mettre tout en oeuvre pour éviter les licenciements secs:- Ne pas abuser de la crise pour ressortir des placards d’anciens plans de restructuration ou pour opérer davantage de coupes sombres que nécessaire;
- Répartir temporairement le travail avec tous les moyens disponibles: réduction du temps de travail, travail à temps partiel volontaire, chômage temporaire,…;
- Ne pas rendre la prépension impossible: adaptation de la mesure gouvernementale en matière de cotisations sur les prépensions en cas de restructuration;
- Maintenir les allocations majorées en cas de chômage temporaire, y compris après 2010: 75% pour les chefs de ménage et 70% pour les autres;
- Prolonger les nouvelles mesures de crise moyennant une sérieuse adaptation:
- Partout un complément décent en cas de chômage temporaire, tant pour les ouvriers que pour les employés;
- Pas de perte des droits en matière de sécurité sociale, de vacances annuelles, de crédit-temps et de congé-éducation payé;
- Respect de la concertation sociale.
2. Assurer une protection équivalente en cas de licenciement:
- Délais de préavis et indemnités de préavis équivalents pour les ouvriers et les employés, comme élément d’un meilleur statut commun;
- En attendant, un traitement équivalent dans les dossiers d’entreprise concrets.
3. Réviser la politique d’activation. Trop d’entreprises ne développent pas suffisamment de possibilités d’accompagnement ou de formations corrects et personnalisés. Dans le cadre de la crise actuelle, de nombreux chômeurs ont peu de perspectives de trouver un emploi.
La CSC demande au président du Groupe des dix de prendre de toute urgence une initiative pour relancer la concertation sur cette question.
Personne de contact: Claire Delobel, 02.246.35.04. | |
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