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1.7.2011 "La boîte vide de la norme salariale": indignation injustifiée et sélective! | |
| Le "Standaard" titrait aujourd’hui "de lege doos van de loonnorm" (la boîte vide de la norme salariale). La levée des sanctions contre le dépassement de la norme salariale est une fausse rumeur mais pour certains, c’est une chance unique d’instaurer un climat délétère autour des syndicats irresponsables.
Sanctions
L’annonce de l’absence de sanctions pour le dépassement de la norme salariale est fausse.
Par ailleurs, ces sanctions sont contraires au très important principe de liberté de négociation établi par les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Attaque injustifiée contre l’index!
Dans le projet d’AIP, repris par le gouvernement, la norme salariale a été fixée à 0,3% en sus de l’index. Tels étaient les termes de l’accord. Les employeurs utilisent à présent la hausse de l’inflation pour fustiger l’index et l’augmentation des coûts salariaux. Luc Cortebeeck réagit: "Cette hausse de l’inflation trouve essentiellement son origine dans les prix de l’énergie trop élevés. Il faut traiter ces causes et non rectifier le tir a postériori en se servant de l’index. Aujourd’hui, on inverse les problématiques." La CSC propose de dissocier les prix du gaz et de l’électricité du prix du pétrole.
Dépassement de la norme de 0,3%
Si la norme de 0,3% est dépassée, c’est toujours en accord avec les employeurs. Ils ont participé à la conclusion de ces CCT. C’est que, pour valser, il faut être deux. En outre, de très nombreux travailleurs ne bénéficient pas même de cette augmentation de 0,3% parce qu’il n’y a pas encore d’accord ou parce que leur commission paritaire n’est pas encore constituée. Dans quatre commissions, le droit à l’indexation automatique est même inexistant.
De nombreuses augmentations salariales sont également négociées en dehors des CCT. Des analyses antérieures indiquent que s’il y a eu dépassement de la norme salariale certaines années, elle était essentiellement imputable à ces augmentations salariales hors CCT. Les syndicats ne sont en rien responsables de cette situation, contrairement aux employeurs.
Du reste, on ferait mieux de se préoccuper des augmentations salariales plantureuses des hauts dirigeants pour lesquelles on est moins regardant et qui enlèvent toute crédibilité à la norme salariale.
Diana De Crop, responsable des relations presse, 02.246.32.84. Secrétariat: 02.246.32.86. | |
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