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23.7.2010 La ministre Milquet a pris la bonne décision dans le dossier Opel | |
| La ministre Milquet a signé l’arrêté autorisant la prépension à partir de 50 ans chez Opel. Elle a ainsi suivi l’avis de la Commission fédérale Prépensions et permis de valoriser un volet important de l’accord social chez Opel. La CSC est satisfaite de cette décision qui n’a pas été simple à prendre, notamment parce que des informations erronées ont nui au débat. A entendre les commentaires qui ont circulé sur la prépension à partir de 50 ans pour les travailleurs licenciés d’Opel, force est de constater l’absence criante d’informations correctes sur la prépension.
La prépension coûte moins cher que le chômage
Que les travailleurs licenciés d’Opel deviennent simplement chômeurs ou réellement prépensionnés n’entraîne aucune différence de coût pour la société. Il n’existe en fait que deux différences entre la prépension à partir de 50 ans et le chômage à partir de 50 ans.
Premièrement: l’employeur paie au travailleur prépensionné un complément qui s’ajoute à ses allocations de chômage. Dans le cas de la débâcle d’Opel, c’est bien la moindre des choses puisque c’est une entreprise rentable qui décide de fermer. Elle ne peut pas se moquer impunément de milliers de ménages.
Deuxièmement: l’employeur paie des cotisations sociales majorées. Il "répare" ainsi une partie des dommages qu’il a causés à la caisse de la sécurité sociale en opérant des licenciements. Le travailleur contribue aussi quelque peu à accroître les rentrées fiscales puisqu’il paie des impôts sur le complément. La prépension est donc moins chère pour la sécurité sociale que le chômage pur et simple.
Nous voulons du travail
Pour le reste, il n’y a pas de différence entre le chômage et la prépension. Le travailleur est obligé de participer à une cellule pour l’emploi. Le travailleur est donc "activé" par le Forem, Actiris ou le VDAB, c’est-à-dire qu’il est accompagné dans sa recherche d’un autre emploi. Le travailleur est obligé d’accepter tout emploi convenable qui lui est proposé. Seuls les travailleurs âgés d’au moins 58 ans ou ceux qui ont travaillé pendant un minimum de 38 ans ne doivent plus être disponibles sur le marché de l’emploi, qu’ils soient chômeurs ou prépensionnés.
Le fait qu’Opel licencie ses travailleurs de plus de 50 ans coûte de l’argent à la communauté. C’est ainsi de toute manière, avec ou sans recours à la prépension. Le coût peut toutefois être moindre si les employeurs proposent de nouveau des emplois aux chômeurs âgés. Aujourd’hui, ceux-ci se heurtent à des portes bien cadenassées. Les employeurs crient actuellement sur tous les tons que chacun doit travailler plus longtemps. Mais de la parole aux actes, le fossé semble être immense: une restructuration coûte très cher à l’Etat parce que lorsqu’une entreprise licencie massivement, il s’en trouve fort peu pour engager des chômeurs âgés.
Pour en savoir plus sur les arguments de la CSC, rendez-vous sur notre blog d’été. Notre président, Luc Cortebeeck, notre secrétaire général, Claude Rolin, et nos secrétaires nationaux y suivent l’actualité de très près et vous font part de leurs positions et de leurs commentaires. | |
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