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27.10.2011

La CSC aux négociateurs fédéraux: "Travaillez à un système de contrôle des prix de l’énergie!"

"En l’absence de contrôle des prix de l’énergie, les travailleurs risquent de trinquer plusieurs fois, prévient Marc Leemans, secrétaire national de la CSC. Une première fois directement, via leur facture, ensuite parce que les prix élevés de l’énergie font aussi grimper l’inflation et donc l’index, ce qui ne fait que renforcer les employeurs dans leur idée qu’il faut supprimer cet index. Ce qui entraînera alors des conséquences encore plus désastreuses pour le revenu de chaque travailleur! Cette approche est totalement fausse. Le problème n’est pas l’index mais l’absence de contrôle des prix de l’énergie. C’est pourquoi la CSC insiste vigoureusement auprès des négociateurs fédéraux pour qu’ils s’attèlent enfin et le plus rapidement possible à un système de contrôle des prix de l’énergie."

La CSC demande:
  • que les pouvoirs publics habilitent le régulateur de l’énergie (la CREG) à contrôler les prix du gaz et de l’électricité. La CREG doit vérifier si les prix reflètent bien les coûts réels de production. Hier, à la Commission de la chambre de l’économie, la Commission européenne n’a d’ailleurs vu aucun problème à ce que la CREG assure cette fonction de contrôle, pour autant que certaines modalités soient respectées.
  • que les factures soient claires et transparentes afin d’éviter que les augmentations de prix ne soient immédiatement et automatiquement répercutées sur les clients.
  • que l’on dissocie les prix du gaz et de l’électricité du prix du pétrole. Depuis la libéralisation du marché du gaz et de l’électricité belge, les fournisseurs sont totalement libres de déterminer leurs prix. Pour la majorité des contrats, ils continuent toutefois à se baser sur d’anciens paramètres, fortement influencés par le prix du pétrole. Lorsque ce prix augmente, les ménages voient donc immédiatement leur facture d’électricité augmenter, alors que les coûts des producteurs n’ont pas augmenté dans la même mesure. En effet, la majeure partie de notre électricité est produite par des centrales nucléaires déjà amorties et des centrales au gaz et au charbon. Pour les producteurs d’électricité et les fournisseurs de gaz, une hausse des prix du pétrole est donc avant tout synonyme de hausse des profits.
  • que les bénéfices plantureux réalisés avec des centrales nucléaires amorties reviennent aux consommateurs. En payant leur facture, ceux-ci ont en effet déjà payé ces amortissements accélérés.
lien documentCommuniqué intégral + données chiffrées (PDF 438 Ko)

Plus d’infos: Diana De Crop, responsable des relations presse, 02.246.32.84. Secrétariat: 02.246.32.86.
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