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22.11.2010

Le harcèlement et les autres actes encore plus extrêmes sont inacceptables

Les événements survenus chez MACtac sont intolérables.

Les actes de harcèlement, voire de torture, qu’un travailleur de l’entreprise MACtac a subis pendant des années sont odieux et doivent être condamnés sans équivoque. Ce genre de comportement est inadmissible. Toute personne qui se rend coupable de tels actes n’a pas sa place à la CSC. La défense des intérêts de la victime est la seule et unique priorité.

Pendant des années, un travailleur de chez MACtac à Soignies a été victime d’actes de harcèlement et  d’humiliations extrêmes de la part de ses collègues. C’est en 2002 que la victime, affiliée à la CSC, s’en est plainte. La CSC, notamment, a alors fait appel au service externe de médecine du travail, ce qui a mené à un changement d’affectation du travailleur. Le harcèlement a toutefois continué.

La principale responsabilité incombe indubitablement à la direction de MACtac, qui était tout-à-fait au courant des faits grâce aux rapports détaillés qu’elle recevait du service externe de prévention depuis début 2003. La direction n’a cependant pris aucune mesure. Elle n’a pas donné de suites aux plaintes que la victime a adressées à deux de ses supérieurs ainsi qu’au conseiller en prévention, ni à la proposition du service externe de prévention qui suggérait de mettre en place une politique anti-harcèlement. Elle n’a pas non plus sanctionné le travailleur dont la victime s’est plainte, et l’a même encouragé.

Ce qui a rendu les événements qui se sont produits chez MACtac extrêmement pénibles pour la CSC, c’est que la personne qui a filmé les scènes en 2002 était un affilié de la CSC. La CSC attend de ses affiliés qu’ils n’adoptent pas une attitude passive quand des faits aussi graves se produisent mais qu’ils interviennent pour défendre leurs collègues. Un tel comportement est inadmissible. Aussi, la CSC a mené des campagnes ces dernières années pour soutenir les militants et pour les aider, au moyen de formations et de publications, à élaborer une politique efficace contre le harcèlement au travail.

Les choses se sont accélérées en 2008, quand l’épouse de la victime s’est adressée au délégué principal de la CSC chez MACtac. Ce dernier a fait en sorte que les instances supérieures de la direction de MACtac soient également confrontées à ces images vidéo. L’employeur  a alors réagi en prenant une série de mesures contre une partie des travailleurs impliqués dans les faits. Deux des trois auteurs ont été licenciés, un autre s’est vu infliger un avertissement. Le travailleur désigné par la victime comme le principal harceleur n’a pas été inquiété et une procédure de licenciement pour motif grave a été introduite à l’encontre du caméraman. En première instance et en appel, le tribunal et le ministère public ont toutefois condamné l’attitude blâmable de l’employeur et la mesure arbitraire prise par ce dernier. La Cour du Travail a jugé que la direction avait injustement visé le caméraman et a rejeté le licenciement pour motif grave. C’est pourquoi le tribunal a condamné l’employeur au paiement du salaire à dater du  licenciement abusif et au versement de l’indemnité de protection.

Le harcèlement au travail est un mal qu’il faut combattre à tout prix. La CSC a contribué à la loi de 1993 sur le harcèlement qui rend le harcèlement punissable. Jusqu’ici, cette loi n’a eu que  trop peu d’effet. Elle doit être améliorée. Il convient également d’intensifier la sensibilisation.
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