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19.11.2010 Les employeurs belges ont réduit leurs efforts en faveur de la formation | |
| Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays européens, les employeurs belges réduisent de plus en plus le volume de formation qu’ils autorisent leurs travailleurs à suivre. Cette information figure dans une étude d’Eurofound menée auprès de 43.000 travailleurs en Europe. Une tendance confirmée par le rapport technique sur la compétitivité et l’emploi que le Conseil central de l’économie a rendu public la semaine dernière. En matière d’investissements dans la formation, l’écart entre la Belgique et ses principaux partenaires commerciaux ne cesse de croître.
Depuis quelques années, les employeurs belges ont réduit leurs efforts en matière de formation professionnelle. Ils adoptent ainsi une position opposée à celle observée de manière assez générale en Europe, où les employeurs sont de plus en plus nombreux à autoriser leurs travailleurs à suivre des formations, sous une forme ou sous une autre. En Belgique, le nombre de travailleurs qui a pu suivre une formation l’année passée a diminué de 4%. En Europe, par contre, ce chiffre a augmenté de 8%.
Alors qu’en 2005 la Belgique figurait dans le trio de tête européen, avec 41% des travailleurs qui avaient suivi l’année précédente une formation financée par l’employeur, notre pays recule dans le classement européen et le pourcentage de travailleurs en formation a été ramené à 37%. La Finlande et la Suède, qui faisaient aussi exception au rythme de croissance européen, envoient chaque année 12% de travailleurs en plus que les employeurs belges suivre une formation.
Ces informations figurent parmi les résultats d’une grande enquête européenne sur les conditions de travail qui ont été présentés hier lors d’une conférence. L’enquête a été menée par Eurofound, une agence européenne dirigée par les employeurs, les travailleurs et les gouvernements. Pour cette enquête, 43.000 travailleurs ont été interrogés à domicile sur divers aspects de leur travail et sur leurs conditions de travail. Quatre mille travailleurs ont été interrogés en Belgique.
Ces résultats confirment ce qu’écrit sur ce sujet le rapport du Conseil central de l’économie à propos de notre compétitivité. Ce rapport évoque lui aussi une diminution des efforts en faveur de la formation professionnelle: les dépenses pour des formations formelles, mentionnées dans le bilan social, ne représentent en 2009 que 1,10% du coût salarial, soit nettement moins qu’en 1998 (1,24% du coût salarial). Nous restons donc très loin de l’objectif fixé en commun par les partenaires sociaux, à savoir que dès 2004, les efforts pour la formation professionnelle représentent 1,9% du coût salarial, c’est-à-dire le niveau moyen des trois pays voisins. Notre objectif était que 50% des travailleurs puissent suivre une formation. D’après Eurofound, nous sommes tout juste arrivés à 37% l’année passée.
Les doutes émis par les employeurs à propos des données provisoires des bilans sociaux se sont donc avérés sans fondements. Les engagements contractés lors d’accords précédents n’ont une fois de plus pas été tenus. La Belgique prend du retard sur ses principaux partenaires commerciaux en matière d’investissements dans la formation axés sur l’avenir.
La même étude comporte un autre chiffre qui démontre que les travailleurs belges veulent suivre des formations: ils sont plus de 10% à avoir suivi une formation à leurs propres frais. Ce chiffre est nettement supérieur à la moyenne européenne et aux résultats de nos voisins.
Les résultats détaillés de l’enquête Eurofound peuvent être consultés sur le site www.eurofound.europa.eu
Pour plus d’informations: Herman Fonck, service entreprise CSC, 02.246.32.50. | |
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