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1.4.2008 La politique de l'emploi mérite mieux | |
| La CSC a pris connaissance des suggestions de Kris Peeters, ministre-président du gouvernement flamand, au sujet du deuxième "paquet" de la réforme de l’Etat.
La CSC n’a pas l’intention de réagir in extenso à tous les ballons d’essai qui seront lancés au cours des prochains mois. Elle ne réagira donc pas à ces premières suggestions.
Notre refus s’explique par différents motifs:- le gouvernement flamand n’est pas manifestement unanime sur la question de la différenciation des allocations de chômage selon les Régions;
- ces déclarations ne précisent pas si les allocations fédérales sont maintenues ou bien limitées;
- la proposition n’est guère développée. Comment peut-on justifier, dans un système d’assurance, le fait que les cotisations sociales sont identiques et les allocations différentes? Comment peut-on concilier une réduction des allocations fédérales de sécurité sociale avec le fait que l’article 23 de la Constitution (sur les droits sociaux fondamentaux) interdise tout recul?;
- ces propositions semblent difficilement pouvoir s’intégrer dans l’accord politique sur le deuxième "paquet" de la réforme de l’Etat, qui présuppose le maintien de la solidarité interpersonnelle;
- et enfin, nous ne voyons pas en quoi cette proposition contribue à renforcer la mobilité sur le marché de l’emploi en Belgique, qui est une priorité.
La CSC rappelle les quatre lignes directrices de son congrès de 2006 (consacré à la solidarité), au sujet du débat sur la réforme de l’Etat:
- Les mécanismes de solidarité essentiels (droit du travail, sécurité sociale, CCT nationales) doivent rester des compétences fédérales.
- Ils doivent profiter aux travailleurs et aux non-actifs à la fois en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie.
- Ils ne peuvent engendrer de difficultés supplémentaires, ni pour les entreprises, ni pour les travailleurs et les non-actifs, et encore moins pour les travailleurs qui vont exercer des activités dans une autre Région.
- Les partenaires sociaux doivent avoir leur mot à dire sur les dossiers qui touchent à leurs tâches essentielles.
La CSC étudiera tout scénario sur la base de ces lignes de force.
Actuellement, la CSC attend surtout du gouvernement flamand (comme des autres gouvernements d’ailleurs) qu’il prenne les initiatives qui s’imposent afin d’adapter sa politique à l’accord équilibré conclu par les partenaires sociaux le 22 mars dernier, qui vise à ajuster la politique d’activation des chômeurs.
Cet ajustement comprend:- le renforcement du rôle des Régions en matière d’accompagnement;
- la mise en place d’un accompagnement anticipé, en particulier pour les jeunes qui quittent l’école;
- le maintien du caractère fédéral du contrôle.
Les Régions doivent donc:
- renforcer leurs efforts en matière d’accompagnement;
- proposer des parcours adaptés aux demandeurs d’emploi dont l’accès au marché du travail est difficile;
- fournir des informations complètes à l’ONEM sur les indications négatives mais aussi positives.
Plus d'infos: Diana De Crop, responsable des relations presse, 02.246.32.84. | |
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