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14.1.2011

Forem: une catégorisation des chômeurs qui inquiète la CSC

Le Forem ne peut pas laisser les demandeurs d’emploi les plus éloignés de l’emploi sur le bord de la route. La CSC wallonne met en garde contre les dérives possibles du projet de catégorisation des chômeurs entrepris par le Forem.


Cette segmentation des chômeurs en fonction de leur éloignement du marché du travail est expérimentée depuis environ un an et demi au Forem. Quatre types de publics (correspondant à quatre types de parcours d’insertion) ont été identifiés:
  • Le niveau 1: un public proche de l’emploi avec peu de besoins d’accompagnement.
  • Le niveau 2: un public auquel il ne manque pas grand-chose pour répondre aux exigences du marché de l’emploi.
  • Le niveau 3: un public avec des besoins importants de formation et éventuellement d’aide sociale.
  • Le niveau 4: un public "très éloigné de l’emploi" avec des problèmes importants de nature médicale, mentale, psychique ou psychiatrique.
La CSC défend très fermement l’idée d’un accompagnement individualisé soutenu pour chaque chômeur, avec du temps et des moyens consacrés par les conseillers et les partenaires d’insertion et de formation. Un accompagnement social et humain qui prenne en compte le projet professionnel et le projet de vie des personnes,  ainsi que leurs particularités et besoins (en matière de garde d’enfants, maladies, transports, etc.).

En "segmentant" les publics selon leurs besoins, le Forem entend rencontrer cet objectif de renforcement de l’accompagnement individuel des demandeurs d’emploi. Mais la CSC exprime des craintes pour la catégorie 4, les plus éloignés de l’emploi. Quels seront les critères appliqués? Quelle "mobilité" sera possible entre catégories? Quelles seront les conséquences concrètes en termes financier et d’accompagnement?

La CSC refuse que le service public  se décharge de sa responsabilité sur le secteur de l’insertion socioprofessionnelle, les CPAS ou les institutions relevant du secteur de la santé mentale.

Bien plus préférable à cette relégation supplémentaire serait la création d’emplois dans les services de proximité, services à finalité sociale, etc. De réelles mises à l’emploi adaptées et prenant en compte les capacités de chacun seraient en effet la meilleure manière de rendre leur dignité à des personnes dont la situation de désinsertion sociale est directement liée au chômage de longue durée et à l’exclusion du monde du travail.

Plus d'infos: Marc Becker, secrétaire national en charge de la Wallonie, 02.246.35.11.
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