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14.10.2009 Budget 2010-2011: un ensemble équilibré mais un coup bas pour le crédit-temps | |
| Sur base des premières informations disponibles, et dans l’attente de précisions supplémentaires, la CSC a procédé à une première évaluation du budget fédéral 2010-2011.
En raison de la crise financière, les pouvoirs publics sont confrontés à un important défi budgétaire. La CSC a toujours admis la nécessité d’assurer l’équilibre budgétaire, tout en s’opposant à ce que l’on fasse payer la crise pour la deuxième fois par les travailleurs. Nos conditions étaient claires:- pas question d’efforts trop importants qui pèseraient sur une reprise économique durable;
- insister sur des recettes nouvelles, plutôt que des assainissements unilatéraux dans les dépenses;
- les épaules les plus solides doivent supporter la charge la plus forte et les plus faibles (en particulier les revenus de remplacement) doivent être ménagés.
Plusieurs de nos revendications ont été entendues:
- les revenus de remplacement et la liaison au bien-être n’ont pas été remis en cause;
- un effort significatif est demandé au secteur bancaire, en liaison avec un renforcement substantiel de la surveillance exercée sur le secteur financier;
- des mesures pour combattre les dérapages dans la rémunération des hauts dirigeants d’entreprise;
- des mesures supplémentaires dans la lutte contre la fraude sociale et la fraude sociale;
- certains dérapages concernant les intérêts notionnels sont enfin reconnus;
- le salaire net des travailleurs à bas salaire sera augmenté;
- des efforts supplémentaires pour l’emploi, en particulier en faveur des jeunes;
- dans le secteur des soins de santé, pas de réductions des dépenses sur le dos des patients ou du personnel;
- affectation partielle de la norme de croissance des soins de santé pour financer les revenus de remplacement et pour des améliorations en faveur du personnel du secteur non marchand.
Par contre, la CSC exprime sa déception sur plusieurs points:
- les fortunes et les revenus du patrimoine n’ont guère été mis à contribution;
- les efforts demandés au secteur énergétique restent insuffisants;
- le budget oublie de prendre des mesures plus contraignantes pour lutter contre la fraude fiscale, la fraude sociale et l’évasion fiscale;
- il ne s’est pas avéré possible d’en faire plus en faveur de l’emploi, en particulier en faveur des emplois verts et de l’emploi des jeunes, même si la CSC attend une concertation concrète à ce propos.
Gros point noir. La CSC est absolument révoltée par la ixième atteinte, pour 40 millions, contre le crédit-temps et l’interruption de carrière. Elle réclame à ce propos une concertation d’urgence, parce que ces économies s’inscrivent en flagrante contradiction avec les politiques qui visent une meilleure combinaison entre vie privée et vie professionnelle ainsi que l’allongement de la carrière. Dans le même temps, le gouvernement se permet de gaspiller des sommes énormes sur une série de mesures totalement inutiles, telles que la réduction de la TVA dans l’horeca, sans aucune garantie en matière d’emploi ni de baisse des prix. La CSC craint également les effets de l’augmentation des cotisations sur les prépensions pour les secteurs qui reprennent à leur charge ce coût supporté par les employeurs.
En vue de la préparation des budgets 2012-2015, la CSC augmentera la pression pour:- rendre la lutte contre la fraude fiscale et la fraude sociale plus crédible;
- exiger une contribution plus importante des fortunes et des revenus du patrimoine;
- demander de plus gros efforts dans la lutte contre le chômage, en particulier contre le chômage des jeunes;
- parvenir à une perception correcte de l’impôt, sur la base du revenu réel;
- que l’on reconnaisse qu’il est impossible de proposer des services collectifs performants sans disposer de personnel suffisamment qualifié;
- obtenir une meilleure répartition des efforts budgétaires avec les Régions et Communautés.
La CSC répète qu’elle s’opposera à toute prolongation du chômage temporaire de crise pour les employés sans une avancée substantielle dans le dossier ouvriers-employés.
Diana De Crop, responsable des relations presse, 02.246.32.84. | |
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