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7.9.2011 Pas de chasse aux délégués syndicaux! La CSC défendra chaque délégué attaqué pour son action syndicale | |
| Comme tous les quatre ans, un certain nombre d’employeurs qui rêvent de se débarrasser de la concertation sociale dans leur entreprise profitent de la période de fin de mandat syndical pour licencier les délégués les plus combatifs sous divers prétextes.
D’ici janvier, les listes pour les élections sociales de mai 2012 commenceront à se constituer. Quelque 30.000 délégué-e-s de la CSC défendent leurs collègues au quotidien, une bonne partie d’entre eux se représenteront et seront rejoints par de nouveaux candidats.
Dans ce contexte, le licenciement du délégué principal d’Auto 5 est inacceptable. La direction a pris prétexte d’un problème de harcèlement dont ce délégué n’est ni responsable, ni complice, pour se débarrasser d’un contre-pouvoir syndical particulièrement présent. Dans cette entreprise où la CNE est majoritaire, le bilan de l’équipe syndicale est positif. Plusieurs éléments, comme le refus de la direction de porter l’affaire devant un tribunal qui établirait la vérité, et le paiement à l’avance du maximum d’indemnités auquel l’entreprise aurait pu être condamnée devant un tribunal, démontrent que l’argument du harcèlement est ici utilisé pour dissimuler l’intention véritable de la direction.
La CSC réaffirme qu’elle condamne et combat vigoureusement toute forme de harcèlement. Les victimes doivent être protégées et les harceleurs sanctionnés. Pour chaque fait avéré, une sanction doit être prise. Avec tout autant de vigueur, la CSC refusera que l’on se serve impunément de cet argument pour attaquer le fait syndical. Dans le dossier d’Auto 5, une sanction avait été prise envers le travailleur mis en cause et le délégué syndical aujourd’hui licencié avait participé à la discussion qui a conduit à cette sanction. Neuf mois après les faits, la direction fait volte-face et licencie le travailleur incriminé, le délégué et deux autres travailleurs. C’est inacceptable.
La période des élections sociales est pour des milliers d’hommes et de femmes l’occasion de s’impliquer dans leur entreprise pour représenter leurs collègues de travail. Loin d’être un alibi pour des privilèges personnels, la protection des délégués est garante du bon fonctionnement de la démocratie sociale.
La CSC soutient ce cas emblématique et continuera à combattre toute chasse aux délégués. Elle continuera à se mobiliser pour que les travailleurs et les travailleuses qui s’engagent à représenter et défendre leurs collègues ne soient pas victimes de l’arbitraire patronal.
Diana De Crop, responsable des relations presse, 02.246.32.84,
Secrétariat: 02.246.32.86 | |
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