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CSC Confédération  >  Actualité  >  Communiqués  >  Détail  >  Communiqué de presse: "Ce gouvernement n'est pas un gouvernement social"
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19.1.2004

"Ce gouvernement n'est pas un gouvernement social"

Le Bureau de la CSC est mécontent et amer suite aux décisions prises par le Conseil des Ministres réuni les 16 et 17 janvier : 

- «l’objectif 200.000» signifie plutôt 200.000 chômeurs en moins (par un renforcement du contrôle et des sanctions) au lieu de 200.000 travailleurs en plus (par la création d’emplois supplémentaires) ; 

- les mesures ont été prises après un simulacre de concertation. 

Force est de constater que ce gouvernement n’est pas un gouvernement social.  

1. L’emploi n’augmentera guère cette année. La croissance n’est pas assez forte, les restructurations se poursuivent (aussi dans le secteur public) et les décisions prises offrent peu de perspectives de création d’emplois supplémentaires. Contrairement à son habitude, le gouvernement n’avance aucun chiffre quant aux emplois attendus.  

Pourtant, le gouvernement décide de renforcer le contrôle des chômeurs.  

La CSC demande, depuis des années, un plan d’accompagnement personnalisé pour chaque chômeur.  

Il est inacceptable que le gouvernement se contente, aujourd’hui, de prévoir un plan de contrôle sans accompagnement garanti.   

L’ONEm va convoquer, contrôler et sanctionner : 

- sans proposer lui-même quoi que ce soit: ni des emplois, ni une formation, ni un accompagnement ; 

- sans aucune coordination avec les Régions et les Communautés ; 

- sans (beaucoup) tenir compte du taux de chômage de la région, du revenu du ménage, de la situation sociale ou même de l’âge de la personne concernée. 

L’ONEm va vérifier la disponibilité des chômeurs et non la disponibilité du travail. Le chômeur est, pour sa part, censé se débrouiller et assurer son propre accompagnement. Les chômeurs les plus précarisés et les plus âgés en seront les premières victimes. 

2. Les autres mesures se distinguent par un déséquilibre manifeste : elles sont ouvertement libérales et peu sociales : 

- les mesures fiscales ne disent rien sur la fraude fiscale et se traduisent tout simplement par de nouveaux avantages (ruling, horeca, etc.); en revanche, les mesures en matière sociale concernent principalement la lutte contre la fraude et la flexibilisation en droit du travail (sous le couvert d’une simplification ou modernisation); 

- les dépenses d’électricité sont plafonnées pour les gros consommateurs et les PME; les ménages et les petits consommateurs verront augmenter encore davantage leur facture d’électricité; 

- la sécurité sociale des indépendants est améliorée (avant les élections) avec 260 millions de fonds publics (160 pensions, 100 petits risques de maladie), on ouvre cependant la perspective d’une restriction de la sécurité sociale des travailleurs (après les élections); 

- on promeut les petits boulots (aussi au-dessous de 1/3 temps) par les titres-services; l’allocation de garantie de revenu n’est cependant octroyée qu’à partir de 1/3 temps; 

- une petite exception qui confirme la règle: le bonus – crédit d’emploi peut être une amélioration pour les bas salaires.  

 

Pour toutes ces raisons, le Bureau de la CSC demande:  

1. une révision du contrôle des chômeurs; 

- un droit, pour chaque chômeur, de bénéficier d’un accompagnement avant d’être sanctionné; 

- une définition claire du groupe-cible et des critères; 

- un accompagnement digne de ce nom, et pas de contrôle à la chaîne. 

2. Une nette amélioration des allocations sociales en faveur des travailleurs salariés: jusqu’à présent, moins d’un tiers de notre plan pour les améliorations sociales a, à peine, été réalisé; 

3. Une concertation sérieuse au sujet des grandes questions relatives au marché de l’emploi, à la fin de carrière et à la sécurité sociale:  

- En aucun cas un simulacre de concertation, comme avec le conseil des ministres spécial ou lors de la conférence sur l’emploi ; 

- Une concertation digne de ce nom, préparée ensemble; 

- Une concertation dans un climat de confiance, après avoir déblayé le terrain en enlevant les ruines laissées par le gouvernement précédent (discrimination fiscale à l’égard des nouveaux prépensionnés, atteinte au droit du travail par les titres-services, droits en matière de sécurité sociale pour les jeunes sous contrat d’apprentissage). 

La CSC prépare dans un premier temps une grande campagne d’information, de sensibilisation et d’action sur la politique gouvernementale, sur la portée réelle des mesures prises et sur la manière dont la concertation est menée. 

Elle prendra contact avec la FGTB sur ces différents points. 
Voor verdere informatie kan u terecht bij:
CSC-confédération
Diana De crop
Attachée de presse
Chaussée de Haecht 579
1031 Bruxelles
02/246.32.84
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Voir aussi:
Actualité
  Communiqué de presse: "Indisponibilité des chômeurs : des balises syndicales pour une vraie concertation"
Droit social
  Restructuration et Chômage des Intérimaires