La campagne "Vêtements propres" vise à améliorer les conditions de travail dans l'industrie textile, partout dans le monde. Il s’agit de faire pression sur les grandes chaînes de magasins pour qu’elles fassent respecter les droits des travailleurs dans leurs usines de production. Désormais, cette campagne trouve un prolongement sur le lieu de travail. A chaque métier son vêtement de travail: uniforme, salopette, tablier, veste de protection ou de sécurité… Le milieu professionnel est un gros consommateur de textiles. L’entreprise dans laquelle vous travaillez retient vraisemblablement un certain nombre de critères pour choisir les vêtements qu’elle utilise: prix, qualité, style, etc. Mais votre employeur s’est-il inquiété des conditions de fabrication de ces vêtements? Avec l'action "Vêtements propres au travail", la CSC veut inciter les entreprises à se poser cette question et invite les travailleurs à collaborer à cette campagne.
On entend par "vêtements de travail propres" des vêtements fabriqués dans de bonnes conditions de travail. Pour définir ces bonnes conditions, il faut se référer aux conventions de base de l’Organisation internationale du travail (OIT). L’OIT dispose d’une structure tripartite, regroupant des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs et est compétente pour fixer des normes internationales en matière de travail et d’emploi. L’OIT considère que certaines normes constituent un minimum absolu. Elles sont fixées dans des conventions que, depuis 1998, tous ses Etats membres se sont engagés à respecter et qui concernent: la liberté d’association; le droit à des négociations collectives; l’interdiction des travaux forcés; l’interdiction de discrimination; l’éradication progressive du travail des enfants; l’interdiction des formes les plus dures du travail des enfants. La campagne Vêtements propres, que la CSC soutient, y ajoute des prérequis souvent indispensables à l’exercice des droits fondamentaux des travailleurs définis dans les conventions de base et qui portent sur: le paiement de salaires décents; l’interdiction de prester des heures de travail excessives; des conditions de travail décentes; la formalisation du contrat de travail. L’ensemble de ces conventions figurent dans le code de conduite Vêtements propres. Avec Jean-Luc Fonck Par cette campagne, la CSC, en collaboration avec la FGTB, entend imposer le respect de ces normes. Les vêtements de travail sont encore trop souvent fabriqués dans des conditions de travail déplorables. Des pays comme la Thaïlande, le Vietnam, l’Indonésie et la Chine ne tiennent pas compte des droits fondamentaux en matière de travail, comme le droit d’association et le droit aux négociations collectives. Les travailleurs occupés dans le secteur du vêtement, principalement des femmes, gagnent généralement trop peu pour en vivre et entretenir leurs enfants. Ils travaillent 70 ou 80 heures par semaine dans des lieux de travail insalubres. Dès qu’ils tentent de s’organiser, ils sont menacés de licenciement. En Europe et aux Etats-Unis aussi, certains vêtements de travail sont confectionnés par des travailleurs "au noir" ou "à domicile", souvent des migrants. Les entreprises de vêtements se soustraient ainsi à la législation sur le travail. Par ailleurs, les ouvriers et ouvrières du secteur sont dans la quasi-impossibilité de s’organiser. La campagne "Vêtements propres au travail" a pour but de convaincre les entreprises des secteurs privé et public belges de ne plus acheter que des vêtements de travail propres. Participer à cette campagne, c’est contribuer concrètement à améliorer les conditions de travail des ouvriers de la confection dans le monde. Si vous travaillez dans une entreprise ou une administration publique où l’on porte des vêtements de travail, essayez de convaincre votre entreprise de ne plus acheter dorénavant que des vêtements propres. Demandez à votre entreprise d’envoyer aux fournisseurs un courrier dans lequel l’employeur insiste pour obtenir la garantie que les vêtements de travail sont "propres" (donc respectent les conventions de l’OIT et acceptent un contrôle indépendant). Vous travaillez dans une entreprise qui produit ou fournit des vêtements de travail? Votre entreprise occupe une position clé pour améliorer les conditions de travail du secteur. Vous pouvez demander à votre employeur d’accepter les conventions de l’OIT et de collaborer à la mise en place d’un contrôle indépendant sur le respect de ces conventions. Des lettres types sont disponibles sur le site de la campagne. Pour donner un visage à cette campagne, la CSC a fait appel à Wouter Deprez, "polémiste" flamand, et au chanteur de Sttellla, Jean-Luc Fonck, deux figures bien connues de chaque côté de la frontière linguistique. Clip de la campagne
Affiche de la campagne (PDF 5.530 Ko)
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