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Erreur générale du système. |
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14.10.2011 Trop d’enfants pauvres dans notre pays
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| | En Belgique, plus d’un enfant sur six vit dans une famille appauvrie ou précaire. La 17e Journée mondiale de lutte contre la pauvreté est dédiée à la lutte contre cette situation inacceptable. La CSC y prend part avec le Mouvement ouvrier chrétien et le Réseau belge de lutte contre la pauvreté.
"Acheter des livres scolaires ou mes médicaments?"… "Payer la cantine scolaire ou acheter de quoi manger le soir?"… Ces questions-là font partie du quotidien de nombreuses familles. En Belgique, 16% des enfants et des adolescents (c’est-à-dire un enfant ou un jeune sur six) vivent dans une famille appauvrie ou en situation de (grande) précarité. Dans un pays qui reste un pays riche, c’est une situation totalement inacceptable. C’est pourquoi le Réseau belge de lutte contre la pauvreté a centré la 17e Journée mondiale de lutte contre la pauvreté à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes. De nombreux partenaires le soutiennent dans ce combat fondamental, dont la CSC, le Moc, la Mutualité chrétienne, le Réseau pour la justice fiscale…
Les conditions de vie des enfants et des jeunes dans leur famille sont décisives pour leur bien-être mais aussi pour leur possibilité de se projeter positivement dans la vie. Il est inacceptable dans un pays démocratique et encore riche malgré la crise, que tant d’enfants soient privés de ces chances inscrites dans la Déclaration des droits de l’enfant, que la Belgique a ratifiée… Il n’y a pas de fatalité! Pour lutter contre cette situation, il faut organiser une répartition équitable de l’accès et de l’usage des richesses matérielles, immatérielles (accès à la culture, à l’art…) et naturelles. Ce moyen solidaire et démocratique est la seule voie à emprunter pour ne pas laisser s’installer une pauvreté durable. Le Réseau belge de lutte contre la pauvreté et ses partenaires défendent donc trois revendications prioritaires.
Première revendication: haut les bas revenus! Chaque famille doit pouvoir disposer d’une revenu adéquat qui lui assure une vie digne. Il est inadmissible qu’un revenu trop bas oblige certaines familles (celles des allocataires sociaux mais aussi celles des travailleurs précaires ou pauvres) à gérer la survie. Certains ménages usent leurs forces à tenter de faire face aux situations difficiles dans lesquelles elles sont enfermées, limitant ainsi leurs perspectives d’avenir. Ces revendications rejoignent les positions de la CSC sur le renforcement de notre modèle social via le maintien de la liaison des allocations sociales au bien-être et la création de davantage d’emplois décents. Le Réseau belge de lutte contre la pauvreté et ses partenaires demandent que les basses allocations et les bas revenus soient augmentés jusqu’à un montant qui tienne réellement compte du coût de la vie.
Seconde revendication: l’accès aux services de qualité. L’accès à un enseignement adéquat, à un logement décent, à une alimentation saine, à des soins de santé de qualité, à la mobilité… sont les bases d’une vie décente. Aucune famille ne devrait se battre pour en disposer. Or beaucoup d’enfants et de jeunes issus de familles pauvres n’y ont pas accès. Le maintien et le renforcement de services publics de qualité, accessibles à tous, est la garantie d’une vie digne. Il n’est plus possible que 16% des enfants et des jeunes vivent une double discrimination: la pauvreté dans leur famille et les conséquences de cette pauvreté dans la société.
Le Réseau belge de lutte contre la pauvreté et ses partenaires demandent donc une réelle gratuité de l’enseignement et un soutien renforcé aux jeunes en situation précaire (par exemple via une personne de confiance), des mesures qui permettent aux jeunes issus de familles en situation de pauvreté de prévenir les discriminations. La formation des enseignants devrait intégrer davantage une sensibilisation aux aspects socioculturels de la société, notamment la pauvreté.
Troisième revendication: l’accès au marché du travail. L’accès à l’emploi reste un levier essentiel pour sortir de la pauvreté. Encore faut-il qu’il s’agisse d’un emploi décent avec un contrat durable, un salaire et des conditions de travail corrects. Aujourd’hui, les jeunes sont particulièrement fragiles face à l’emploi: 20,7% des jeunes étaient au chômage en mars dernier! Il ne peut pas y avoir de "génération sacrifiée" sur l’autel de la crise et du système capitaliste.
Le Réseau belge contre la pauvreté et ses partenaires demandent donc un accompagnement efficace des jeunes vers l’emploi, avec une attention accrue à ce qu’ils souhaitent faire. Ils demandent aussi une politique de création d’emplois durables et de qualité, assurant un soutien suffisant et adapté aux jeunes peu qualifiés.
Texte de campagne (PDF 250 Ko) | |
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Action nationale à Bruxelles le 16 octobre
Le Réseau belge de lutte contre la pauvreté organise une manifestation et des activités ce dimanche 16 octobre à Bruxelles. Rassemblement à 13h gare du Nord. La manifestation traversera les rues de Bruxelles pour rejoindre la place Sainte-Catherine où auront lieu diverses activités: présentation et défense des revendications, témoignages, animations musicales.
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