16.11.2011 Non à l’austérité aveugle
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| | Les travailleurs ont des alternatives à l’austérité aveugle. Ils l’ont martelé au Heysel le 15 novembre. Ils le rediront plus fort et plus nombreux le 2 décembre à Bruxelles.
Les percussions résonnent au rythme de la colère qui gronde dans le palais 12 du Heysel. En vert, en rouge, en bleu, 6.000 manifestants sont venus crier leur refus des mesures que le futur gouvernement fédéral leur prépare, et livrer leurs propositions concrètes pour sortir de l’impasse (PDF 90 Ko).
"Nous sommes venus dire aux négociateurs qu’ils ne sont pas sur la bonne voie. Qu’ils se trompent de cible" clame Marc Leemans, secrétaire national et futur président de la CSC.
Le cri des 6.000 manifestants est unanime: ils en ont assez de la course aveugle au profit qui écrase les travailleurs et nie les allocataires sociaux. "Nous voulons un assainissement qui soit juste et social, qui n’appauvrisse pas la population et ne casse pas les perspectives de reprise", affirme Claude Rolin, secrétaire général de la CSC.
Tour à tour, les leaders syndicaux exposent les alternatives à une austérité aveugle: lutter contre la fraude fiscale, conditionner les intérêts notionnels à l’emploi, taxer les transactions financières. Ils rappellent les exigences syndicales: maintenir la prépension, les allocations d’attente et de chômage et, surtout, ne pas toucher à l’index.
"Notre mobilisation est en marche. Cette matinée est un premier temps, conclut Claude Rolin. Sortir de l’impasse est possible. Nous le démontrons aujourd’hui au travers des propositions du front commun syndical. A nous d’imposer nos alternatives pour sortir de la crise sans appauvrir."
Rendez-vous est pris pour une grande manifestation à Bruxelles, le vendredi 2 décembre prochain.
Discours de Claude Rolin, secrétaire général de la CSC (PDF 170 Ko)
Discours de Marc Leemans, secrétaire national de la CSC (PDF 200 Ko)
Tract manifestation 2 décembre 2011 (PDF 90 Ko)
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