30.1.2012 Une journée de grève et d'actions réussie
|
| | Sur base des retours de ses militants et permanents, la CSC est en mesure d’affirmer que la journée de grève et d’action est un succès, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. La journée s’est passée dans le calme, sans incident majeur.
“Mon respect pour les militants présents aux piquets est énorme. Ils ont été calmes, résolus et … sont restés des heures dans un froid très piquant. Les militants que j’ai rencontrés ont montré une grande détermination à faire évoluer des mesures que nous jugeons déséquilibrées. La plupart craignent aussi l’addition qu’on va à nouveau nous présenter fin février. Les sorties sur le saut d’index juste avant la grève n’ont fait que renforcer les craintes et la volonté de continuer l’action”, explique Claude Rolin, secrétaire général de la CSC.
Pour obtenir les chiffres précis de la grève, il faudra encore attendre le retour des cartes de grève. Mais il est évident que dans de nombreuses entreprises, le travail a été complètement interrompu.
“Nous nous attendons bien sûr à l’une ou l’autre enquête d’un bureau d’études ou des organisations patronales qui viendra contredire le succès de la grève”, ajoute Claude Rolin. “Ce qui est fantastique avec les patrons, c’est qu’avant une grève, ils ne cessent de dire combien ça va coûter et qu’après, ils disent que ça n’a aucune incidence.”
Dans différentes villes de Belgique, la CSC ne s’est pas contentée de faire la grève, des actions symbolique ou visant à informer l’opinion ont eu lieu. A Liège, la CSC a organisé un rassemblement au Perron avec des moutons. L’idée était de rappeler aux politiques que les travailleurs ne sont pas des moutons. A Bruxelles, c’est à la Bourse qu’une action a eu lieu pour réclamer la fin d’une Europe dirigée par les financiers.
Mais la CSC est consciente qu’après cette journée de grève et d’action, il faudra reprendre la négociation.
“Un très grand nombre de personnes ont aujourd’hui envoyé un signal fort au gouvernement. Si on ajoute à cela la manifestation du 2 décembre et ses 80.000 participants, on ne peut plus ignorer le message des travailleurs”, ajoute Claude Rolin. “Mais une grève c’est aussi la preuve d’un échec du dialogue. J’espère que nous pourrons rapidement reprendre de véritables négociations avec le gouvernement et les employeurs. Et cela pour obtenir des corrections au niveau des modalités d’application des ruptures de contrats mais également pour obtenir un rééquilibrage du plan gouvernemental pour qu’il repose moins sur les épaules les plus faibles. Il est inenvisageable pour nous d’accepter des mesures qui organisent la précarité et la pauvreté.”
La CSC rappelle qu’il existe des alternatives. Aussi bien pour la fin de carrière, que pour le chômage ou encore l’assainissement budgétaire. Retrouvez toutes nos alternatives sur www.nossolutions.be.
| |
|