18.12.2007 Des bâillons indignes à Bruxelles comme en Inde
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| | Rue Neuve à Bruxelles, ce lundi, les passants se sont vus proposer des bâillons autocollants. Ces bâillons symbolisent les poursuites entamées par l'entreprise indienne Fibre & Fabrics International contre des militants de la campagne Vêtements propres.
Une vingtaine de personnes se sont rassemblées, rue Neuve à Bruxelles, ce lundi 17 décembre, pour une action symbolique contre les conditions de travail inhumaines dans l’industrie vestimentaire indienne. Cette action qui s’inscrit dans la campagne Vêtements propres visait particulièrement l’entreprise Fibres & Fabrics International (FFI) qui fabrique des jeans pour différentes marques occidentales (notamment G-Star, Armani et Mexx).
Les militants de différentes organisations adhérant à la campagne, dont la CSC, ont demandé aux passants s’ils acceptaient d’être bâillonnés par un autocollant collé sur la bouche. Ce bâillon symbolise les procédures juridiques lancées par FFI en réaction à des rapports d’enquête faisant état de maltraitances physiques et psychiques, de violations des consignes de sécurité, d’heures supplémentaires obligatoires et non rémunérées, et d’absence de contrats de travail dans ses usines qui emploient 5.000 travailleurs.
Le 1er décembre, la cour de justice de Bangalore (Inde) a ordonné l'arrestation de sept militants de la campagne Vêtements propres néerlandaise et du Comité Inde des Pays-Bas (ICN). Les sept militants sont poursuivis par l'entreprise FFI et par sa filiale Jeans Knit Pvt. Ltd. (JKPL) pour la diffusion d'informations à propos de violations de droits des travailleurs. La cour de justice a demandé au ministère de l'Intérieur indien de rendre exécutoire le mandat d'arrêt et de demander l'extradition des citoyens néerlandais.
Depuis 2005, la campagne Vêtements propres et ICN ont tenu G-Star (jeans,...) informé des abus dont sont victimes les travailleurs de FFI/JKPL dont G-Star est le principal client. Jusqu'à aujourd'hui, G-Star n'a ni résolu la situation, ni fait preuve de suffisamment de conviction pour que son fournisseur n'abuse pas du système judiciaire pour censurer et harceler ceux qui le critiquent. D'ailleurs, la seule réponse donnée a été de rompre purement et simplement le contrat qui le liait à FFI, ce qui n'est évidemment pas une demande de la campagne.
La campagne Vêtements propres bâillonnée en Inde (14.12.2007)
Des vêtements "propres" au travail aussi
Site internet de la campagne Vêtements propres | |
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