29.9.2010 100.000 manifestants à Bruxelles pour dire non à l'austérité
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| | Ils sont venus des quatre coins de l'Europe pour dénoncer les plans d'austérité mis en oeuvre dans de nombreux pays.
Ce mercredi, pas moins de 100.000 personnes, venues des quatre coins de l'Europe, ont manifesté dans les rues de Bruxelles à l'appel de la Confédération européenne des syndicats, pour dénoncer les plans d'austérité mis en oeuvre dans de nombreux pays. Pas impressionnés par la contre-manifestation des spéculateurs qui craignent pour leurs bénéfices (des figurants, faut-il le préciser), les syndicalistes ont brandi leurs pantalons, poches retournées, pour montrer qu'ils ont assez donné. Ils espèrent que leur message sera entendu par les ministres européens de l'Economie et des Finances qui se réunissent demain.
Au début de la crise, la plupart des gouvernements ont adopté des mesures de relance. Aujourd'hui, un début de reprise se fait sentir, mais il est fragile. Le chômage ne baisse pas. Pour les syndicats, il faut maintenir les mesures de relance, et surtout augmenter les politiques qui stimulent la création d’emploi. En Europe, au contraire, la plupart des gouvernements instaurent des mesures d’assainissement pour revenir à l’équilibre budgétaire le plus tôt possible. Ces plans d’austérité opèrent de grandes coupes dans les dépenses publiques et sociales.
"L’austérité que l’on veut nous imposer est socialement injuste et économiquement imbécile", a déclaré Claude Rolin, secrétaire général de la CSC, à la tribune. "Socialement injuste parce qu’elle cible les victimes de la crise et non pas les coupables. Economiquement imbécile parce qu’elle risque d’étouffer les fragiles espoirs de reprise."
En Belgique, tant que l’accord de gouvernement n’a pas abordé les questions socio-économiques, on ne sait pas quelles mesures vont être prises. Le gouvernement belge s’est engagé à ramener les finances publiques à l’équilibre pour 2015, ce qui signifie un assainissement de 20 milliards d’euros. La CSC est bien consciente que la situation budgétaire actuelle n’est pas tenable à long terme, d’autant plus qu’à la crise actuelle s’ajoutent les coûts du vieillissement. Toute la question est de savoir de quelle façon les efforts seront répartis.
La CSC demande donc que les mesures d’assainissement respectent quatre conditions:- faire contribuer ceux qui nous ont précipités dans cette crise;
- envisager d’abord de nouvelles recettes fiscales plutôt que se focaliser sur la réduction des dépenses;
- les épaules les plus solides doivent faire les plus grands efforts;
- les personnes les plus fragilisées doivent être ménagées.
Reportage vidéo (02:32)
Galerie de photos
Discours intégral de Claude Rolin, secrétaire général de la CSC (PDF 59 Ko)
Revendications complètes du front commun (PDF 326 Ko)
Affiche de l'euro-manifestation (PDF 413 Ko)
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