15.12.2007 Sauver le pouvoir d'achat et la solidarité
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| | Vingt-cinq mille manifestants dans les rues de Bruxelles, ce samedi, pour rappeler les vraies priorités aux responsables politiques: le pouvoir d’achat face aux hausses de prix, une sécurité sociale fédérale et forte, une fiscalité équitable.
Ce samedi à Bruxelles, 25.000 personnes ont participé à la manifestation nationale en faveur du pouvoir d'achat, organisée par les trois principaux syndicats du pays, en front commun.
L’objectif des organisations syndicales est de montrer l’inquiétude et le mécontentement des travailleurs et des allocataires sociaux: les fortes augmentations du coût de la vie mettent de très nombreux ménages en difficulté. Or, les préoccupations des négociateurs du futur gouvernement fédéral semblent fort éloignées des soucis prioritaires de la population. Au contraire, les solutions actuellement esquissées, fortement marquées par une vision de société libérale, risquent d’augmenter encore les problèmes des travailleurs et des allocataires sociaux.
"La manifestation qui nous réunit aujourd’hui porte sur les vrais enjeux de notre temps", a déclaré Luc Cortebeeck, président de la CSC. "Elle porte sur ce qui inquiète vraiment les gens aujourd’hui. Arriverai-je à remplir ma cuve à mazout cet hiver? Arriverai-je à payer mes factures? Avec mon salaire, mes allocations, comment pourrai-je encore acheter mon pain, payer le chauffage ou le loyer? Comment pourrai-je garder quelque chose en réserve pour les achats de Noël? Voilà ce qui compte vraiment aujourd’hui."
A l'adresse des responsables politiques belges, des entreprises et des instances européennes, Luc Cortebeeck a rappelé cinq des priorités des organisations syndicales:- le maintien de l'index;
- la liaison au bien-être de toutes les allocations sociales, y compris pour les chômeurs, les victimes de maladies professionnelles et des accidents du travail;
- un accroissement du pouvoir d’achat des travailleurs, à commencer par un relèvement du salaire minimum et, dans le même temps, le rétablissement du pouvoir d’achat grâce aux nouvelles CCT;
- des mesures pour freiner la hausse des prix énergétiques;
- une fiscalité équitable, qui épargne les faibles revenus et répartisse équitablement les charges, surtout en fonction de la fortune.
La CSC et la FGTB avaient déjà détaillé ces demandes dans le mémorandum commun (PDF 154 Ko) qu’elles ont remis aux partis politiques avant les élections de juin dernier, ainsi qu'aux négociateurs après ces élections. Elles les ont rappelées tout récemment en demandant des mesures d’urgence pour contrer la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires.
Claude Rolin, secrétaire général de la CSC: "Nous devons sauver le pouvoir d’achat et la solidarité. Pendant que les investisseurs et les entreprises engrangent des bénéfices records, la part du bien-être et des salaires diminue, la solidarité sociale est mise à mal. Ce n’est pas acceptable. Il est grand temps que les responsables politiques en reviennent à la raison et répondent concrètement à nos revendications. Ils doivent entendre la voix des trois millions de salariés que nous représentons, ils doivent savoir que comme syndicalistes nous parlons néerlandais, allemands ou français mais que nous avons une langue commune, la langue de la solidarité."
Discours de Luc Cortebeeck, président de la CSC (PDF 26 Ko)
Discours de Claude Rolin, secrétaire général de la CSC (PDF 29 Ko)
Les points de référence de la CSC pour un nouveau gouvernement
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