15.11.2007 Coût de la vie: la CSC demande des mesures urgentes
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| | Face à l’augmentation du coût de la vie, la CSC demande des mesures urgentes et elle avance dix priorités. Elle les adresse au gouvernement en affaires courantes et, surtout, au futur gouvernement. Des actions sont prévues notamment à Liège, La Louvière, Charleroi, Namur et Mons.
Lors du bureau national de la CSC, mardi matin, les militants ont relayé l’inquiétude croissante tant des travailleurs que des inactifs. Ils sont confrontés à de fortes augmentations des prix des produits de première nécessité, en particulier les produits alimentaires et énergétiques. Et ces augmentations mettent à mal le pouvoir d’achat de nombreux ménages. Les revenus modestes sont les premiers touchés mais, de plus en plus, le pouvoir d’achat des revenus moyens est affecté aussi.
Cette hausse soudaine du coût de la vie est principalement due aux augmentations de prix des matières premières constatées au niveau mondial; toutefois, ceci ne peut pas servir d’alibi pour ne pas prendre de mesures urgentes au plan national.
La CSC demande donc des mesures urgentes et elle avance dix priorités.
Tract téléchargeable (PDF 86 Ko)
1. Pas de remise en cause de l’index
L’indexation automatique des salaires et des allocations s’avère
particulièrement précieuse à l’heure actuelle. La CSC n’accepte pas qu’elle soit remise en cause.
2. Des augmentations en plus de l’index
Mais l’indexation ne suffit pas à résoudre tous les problèmes. Certaines hausses de prix substantielles (par exemple, celles de l’essence, du diesel, des loyers et des terrains à bâtir) ne sont pas reflétées dans l’indice-santé. De plus, celui-ci n’est qu’une moyenne. Or, le coût de la vie augmente plus vite pour les ménages à faibles revenus que pour les autres puisqu’ils consacrent une part plus importante de leur budget aux denrées alimentaires, au mazout de chauffage et au loyer.
C’est pourquoi la CSC exige plusieurs améliorations substantielles en plus du maintien de l’index:- la liaison au bien-être pour tous les revenus de remplacement: la CSC n’accepte pas que les négociateurs chargés de former le gouvernement ne se soucient ni des chômeurs ni des victimes de maladies professionnelles et d’accidents du travail;
- la liaison au bien-être des allocations familiales: la CSC demande avant tout la conversion de la prime de rentrée scolaire en un vrai 13e mois; ensuite, elle demande le maintien du rythme de liaison au bien-être grâce à un mécanisme structurel, suivant l’exemple des revenus de remplacement, avec un budget (supplémentaire) garanti;
- l’exécution, sans plus attendre, de l’augmentation de 4% du salaire minimum décidée dans l’accord interprofessionnel;
- la suppression de tous les minima inférieurs qui concernent les jeunes, vu le caractère discriminatoire de ces minima.
La CSC s’oppose également à toute remise en cause des CCT (conventions collectives de travail) ou de la liberté de négociation en matière de salaires. Le Conseil central de l’économie (CCE) a clairement indiqué que, aujourd’hui, l’écart salarial a disparu, quoi qu’en disent les employeurs.
3. Baisses de charges? Oui, au profit des bas salaires!
Les négociateurs libéraux réclament des réductions de charges. Ils veulent réduire l’impôt des sociétés pour augmenter les bénéfices nets des entreprises et les dividendes des actionnaires. Ils veulent aussi réduire les charges patronales pour réduire les coûts salariaux et réduire les charges patronales sur le travail en équipes et les heures supplémentaires pour augmenter la flexibilité.
Pour la CSC, si des réductions de charges sont éventuellement possibles, elles doivent profiter en tout premier lieu aux revenus les plus bas.
4. Report de la deuxième imposition cette année
Cette année, de nombreux travailleurs ont été confrontés à deux avis d’imposition: le premier relatif aux revenus de 2005 et le second relatif aux revenus de 2006. L’objectif est sans doute de combler le trou causé, dans l’impôt des sociétés, par la déductibilité des intérêts notionnels.
Cette facture qui s’ajoute à celle des hausses de prix, met de nombreux travailleurs en situation difficile. La CSC demande donc au gouvernement sortant de donner immédiatement aux bureaux de taxation l’instruction de consentir un report ou un étalement du paiement.
5. Allègement de la facture de gaz et d’électricité
Aujourd’hui, Electrabel fait des affaires en or. Les centrales nucléaires et les centrales au charbon sont amorties depuis longtemps. Pourtant, cette situation n’a guère d’effet sur les prix. La CSC exige donc que les bénéfices sur les centrales amorties soient taxés de manière à alléger la facture du gaz et de l’électricité. Pour la CSC, la cotisation fédérale sur la facture de gaz et d’électricité (pour les obligations de service public, la Commission de régulation de l’électricité et du gaz, le fonds Kyoto et le passif nucléaire) doit être payée par Electrabel et non par le consommateur; et il en va de même pour le coût des obligations de service public relatives à la distribution et au transport.
La CSC estime que ces mesures doivent être appliquées immédiatement, indépendamment d’une éventuelle décision relative à la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.
6. Contrôle des tarifs de distribution du gaz et de l’électricité
Sous le gouvernement sortant, le contrôle des tarifs de distribution a été retiré à la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg). Les distributeurs en profitent aujourd’hui pour majorer leur facture.
La CSC demande donc que le nouveau Parlement rétablisse immédiatement la situation antérieure afin que la Creg puisse à nouveau s’opposer à des hausses de prix inacceptables des tarifs de distribution.
7. Application automatique du nouveau tarif social en matière énergétique
Le gouvernement sortant a mis en place un nouveau tarif social pour l’électricité et le gaz, au profit des consommateurs à faibles revenus. Il devait être octroyé automatiquement.
Suite à des demandes répétées et insistantes, le tarif social est mis en place, mais il n’est toujours pas octroyé automatiquement. La CSC exige l’entrée en vigueur immédiate de cet octroi automatique et elle estime que ceci peut encore être fait par le gouvernement en affaires courantes.
8. Intervention rapide du Fonds Mazout
Les ménages qui se chauffent au mazout doivent s’attendre à une note particulièrement salée. Le Fonds Mazout a donc logiquement été réactivé pour les consommateurs à faibles revenus; mais il n’y a pas eu d’information à l’attention des bénéficiaires potentiels. La CSC demande que cette erreur soit réparée d’urgence.
Toutefois, elle refuse que ce soient les autres clients qui paient la note. Elle considère que, cette fois, les compagnies pétrolières doivent prendre leurs responsabilités: l’augmentation des prix énergétiques leur permet d’enregistrer des bénéfices énormes; elles doivent donc contribuer à l’alimentation du Fonds.
En outre, la CSC demande que les distributeurs de mazout permettent un paiement échelonné des factures.
9. Mise en œuvre rapide de la diminution des accises sur l’essence et le diesel
La CSC se réjouit de la décision tardive du gouvernement sortant de réduire les taxes sur l’essence et le diesel (application du système de cliquet). A présent, cette décision doit être mise en œuvre au plus vite.
10. Meilleure collaboration pour une utilisation plus rationnelle de l’énergie
Toutefois, il est illusoire de croire que les prix de l’énergie vont à nouveau baisser au niveau mondial. Aussi la CSC estime-t-elle qu’il convient d’investir davantage dans une utilisation rationnelle de l’énergie: la priorité est d’alléger le coût de l’énergie pour les ménages à bas revenus, et plus particulièrement pour les consommateurs occupant des logements mal isolés ou équipés d’installations de chauffage vétustes. Par ailleurs, une politique doit être élaborée pour encourager les véhicules peu énergivores et les transports en commun.
Pour soutenir ces priorités, les fédérations régionales de la CSC organisent diverses actions:- Liège, jeudi 15 novembre, de 8h à 11h, vaste concentration sur l’Esplanade, face à l’ALG (Association liégeoise du gaz), lieu symbolique pour dénoncer le mauvais fonctionnement du marché libre et la perte de contrôle des autorités publiques;
- La Louvière, jeudi 15 novembre, distribution de soupe populaire au marché pour expliquer que "les travailleurs en ont soupé!" (en front commun);
- Charleroi, vendredi 16 novembre, à 9h30, concentration sur le parking supérieur Expo;
- Namur, mercredi 21 novembre, de 7h à 9h, distribution de tracts et animations symboliques devant la gare;
- Mons, vendredi 23 novembre, distribution de soupe et retraite aux flambeaux symbolisant le prix de l’énergie.
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Campagne "Recherchons politique sociale" | |
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