31.1.2012 30 janvier - les actions dans vos régions
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La région du Luxembourg a vu le mot d’ordre de grève bien suivi. Selon Bruno Antoine, secrétaire fédéral, « On peut compter que près de 80% du secteur privé est à l’arrêt. C’est très important et c’est un signal fort. Dans les administrations aussi, le mouvement est bien suivi. » Des entreprises « emblématiques », telles que Magolux ou Ikéa sont totalement en grève.
De plus, la fédération a organisé un débat contradictoire de 2 heures ce matin avec René Collin (CdH) et Philippe Courard (PS) : «Nous étions là avec 50 militants et nous avons présentés aux politiques ‘nos tranches de vie’, nous voulions leur montrer les répercussions concrètes des mesures gouvernementales. Nous leur avons montré le visage de la crise. Le débat a été excellent. »
Charleroi
« Le mouvement est très très bien suivi, nous sommes vraiment satisfaits », nous a confié un permanent de Charleroi. Les zonings industriels sont fermés, CityNord aussi. Aucun bus, ni train ne circule. « Aujourd’hui, Charleroi est ville morte ! On peut considérer qu’il n’y a que 30% de circulation par rapport à un lundi normal. » Et le mouvement s’étend sur toute la région et pas seulement au centre-ville.
De plus, la CSC organise une distribution de soupe sur le boulevard Tirou : « Les gens y viennent nombreux, la neige nous a bien aidé. Nous en profitons pour distribuer notre tract et expliquer aux gens les raisons de notre action. L’accueil est très bon. »
Liège
« L’action est super bien suivie dans tous les secteurs », explique Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral. « Nous avons organisé un rassemblement au Perron où nous sommes venu avec nos moutons. Nous voulons rappeler aux politiques que nous ne sommes pas des moutons et que nous ne nous laisserons pas tondre ! » Près de 400 militants se sont donc réunis au cœur de Liège. Elles ont pu faire la connaissance de vrais moutons, symbole de l’action liégeoise et assister aux discours des leaders de la CSC-Liège. Ensuite les moutons et les syndicalistes se sont déplacés dans plusieurs lieux symboliques de la Cité ardente : place Saint-Lambert, Palais de justice, etc.
« Nous avons choisi de prendre le temps d’expliquer partout où nous sommes le sens de notre combat. Et surtout, nous n’avons à aucun moment bloquer les gens, le mot d’ordre a été très bien suivi. C’est pourquoi nous avons reçu un accueil très positif du public. »
La mobilisation va se poursuivre tout au long de la journée, notamment dans les centres commerciaux pour éviter qu’ils n’ouvrent cet après-midi.
Namur
Le froid gracial n’a pas entamé la motivation des troupes ce matin à Namur. La grève est fort suivie à Namur , la plupart des grosses entreprises de la région ont suivi l’action et sont à l’arrêt ainsi que l’ensemble du secteur public et les écoles (ou en effectif très réduit). De nombreux participants ont circulé dans Namur avec un convoi de nombreuses voitures aux couleurs de la CSC.
Aucun blocage n’a été signalé et les réactions de la population locale étaient très positives et encourageantes au passage du « convoi » de la CSC.
Un point presse a eu lien vers 11h00 avec l’ensemble des journalistes de la presse locale.
Verviers
Bernd Despinneux, secrétaire fédéral, est un homme satisfait : « Le mouvement est vraiment très très suivi. On peut parler sans exagérer d’un grand succès! ».
Sur le territoire de Verviers et de la Communauté germanophone, la CSC a largement occupé le terrain, souvent d’ailleurs comme unique présence syndicale. Les hommes verts étaient très nombreux devant les entreprises et dans les piquets volants. Les entreprises de grande taille étaient toutes fermées, celles de taille moyenne, pour une bonne moitié. L’accueil par les quelques travailleurs ayant fait le déplacement est très positif. « Nous avons choisi de mener des actions où la sympathie prédomine. Ainsi nous avons laissé le personnel de direction entrer et nous n’avons pas bloquer les petits indépendants. Par contre, nous sommes entrés dans les petits commerces pour discuter et surtout pour expliquer. Nous sommes aussi allé aux CEFA et Forem formations, nous n’avons pas empêché les cours, mais rassemblé les étudiants pour leur expliquer pourquoi une telle action était nécessaire. Notre action passe donc plutôt bien. Et on va parler de nous jusqu’en Allemagne puisque la télé publique est venu faire un reportage. »
Bruxelles
C’est un visage très différent qu’offre aujourd’hui Bruxelles: la ville tourne complètement au ralenti, de nombreux commerces sont fermés, la circulation est quasi inexistante et la fine couche de neige ajoute encore au côté surnaturel des choses. « Nous sommes satisfaits, le mouvement est largement suivi », explique Philippe Vansnick, secrétaire fédéral adjoint. « Partout où nous allons, l’accueil est positif. Bien sûr, il faut prendre le temps de bien expliquer nos motivations mais ensuite les gens nous disent qu’ils nous soutiennent. Beaucoup d’entreprises sont fermées, pour les petits commerces, ils ferment quand on leur demande même si on sait qu’ils rouvrent dès qu’on est parti. »
Les militants de la CSC-Bruxelles sont aux quatre coins de la ville de Cora Anderlecht, en passant par Actiris ou encore rue Neuve. A 14h, ils convergeaient tous vers la Bourse pour une action symbolique réclamant une Europe plus sociale.
Devant Actiris
Dès 7 h, des militants de la CSC-Bruxelles, de la centrale des services publics et des travailleurs sans emploi se sont retrouvés devant l'entrée d'Actiris, l'office bruxellois de l'emploi, autour d'un cercueil. Ils ont pleuré la mort d'une politique de l'emploi positive et dénoncé des mesures fatales à beaucoup de gens qui risquent de perdre leur emploi. Ils ont rappelé qu'«un emploi perdu est un chômeur exclu».
Désespérés, les travailleurs sans emploi (TSE) bruxellois s'en sont remis au ciel: «On a tellement cherché de travail sans qu'il y en ait qu'on s'en remet au ciel en attachant notre CV à un ballon qui va l'emporter au loin», explique Khadija Khourcha, responsable des TSE de Bruxelles.
Plutôt que de faire la chasse aux chômeurs, nos responsables politiques doivent mener des politiques pour créer de l'emploi, mais de l'emploi convenable. photo de l'action
A la rue Neuve
Dans la matinée, des militants se sont rendus à la rue Neuve, quartier commerçant du centre ville, pour soutenir les piquets de grève et distribuer des tracts. Tous les magasins H&M étaient fermés, ainsi que l'Inno et Hema. Chez Zara, les militants ont convaincu sept travailleuses d'arrêter le travail avec l'approbation de leur déléguée principale. La direction a dès lors décidé de fermer boutique et a fait sortir toute la clientèle. photo de l'action
Devant la Bourse
A 14h, les militants ont convergé vers la Bourse pour une action plus tournée vers l’Europe. Aujourd'hui, ce sont les banquiers, les financiers qui orientent les politiques des Etats. Ils sont à la manœuvre et laissent les travailleurs exsangues. C'est ce qu'ont voulu illustrer les militants de la CSC sur les marches de la Bourse au moyen d'une saynète: des financiers tenant en laisse les Etats européens. Délestés violemment de leur argent, de leur salaire, de leur avenir, les travailleurs se vident de leur sang et agonisent au milieu de la foule, provoquant un bain de sang… social. Mettant en avant les solutions syndicales, ils proposent une sortie par le haut de la crise actuelle plutôt que l’impasse dans laquelle les gouvernements nous plongent. Ils l’ont symbolisé par un lâcher de ballons. photo de l'action
Brabant Wallon
Le zoning de Nivelles a été bloqué toute cette matinée. Il est à souligner que la police a soutenu l’action en facilitant la mise en place des barrages. L’ensemble des travailleurs qui tentaient d’accéder à leurs bureaux comprenaient l’action et écoutaient les revendications des manifestants… contrairement à certains employeurs qui semblaient nerveux et hostiles face à la grève.
Hainaut occidental
Succès aussi pour la région du Hainaut occidental. La plupart des entreprises, centres commerciaux et zonings (Ghislenghien, Leuze,..) étaient fermés ce lundi matin.
Les actions avaient déjà commencé jeudi dernier à Mouscron. Suite aux mesures d’austérité la CSC a mis en place un “ tapis vert humain juste à l’entrée du stade, obligeant ainsi les personnes à marcher dessus. Le message était clair. Arrêtez de nous marcher dessus... Accord Papillon, ils sont contre... D’autres alternatives sont possibles".
A Mouscron une action menée par 300 militants a permis aux délégués syndicaux de discuter avec des représentants des 4 partis (fédéraux et régionaux). L’occasion pour la CSC de réexpliquer quelles étaient les raisons de la grève tout en demandant avec insistante de revenir en arrière sur une série de mesures pour lesquelles des alternatives existent.
Isabelle Barez, coordinatrice interprofessionnelle, précise encore qu’il faut à présent retourner vers le grand public pour lui expliquer les mesures annoncées mais aussi et surtout les solutions qu’on propose.
Mons
Totale réussite pour les actions menées à Mons et alentours et ce, dans tous les secteurs confondus. Le blocage du zoning n’a pas provoqué d’agressivité ni de débordement auprès des automobilistes .
Dans tous les lieux de rassemblement les manifestants ont pris le temps d’expliquer aux citoyens, majoritairement réceptifs, les raisons de la grève.
Deux actions symboliques ont aussi été organisées par la CSC :
1. Le poste frontière d’Hensies a momentanément été bloqué par les syndicalistes afin de sensibiliser les belges et français sur l’aspect européen de la crise qui nous touche.
2. A 11h00 ce matin, 200 manifestants de la CSC s’étaient donnés rendez-vous devant le domicile du Premier ministre Elio Di Rupo. Jean-Marc Urbain, secrétaire fédéral, a profité de l’occasion pour faire un discours sur les positions du syndicat et les alternatives que nous proposons. Les 7 points de la Charte de Quaregnon ont aussi été affichés sur la façade d’Elio Di Rupo rappelant ainsi les aspirations universelles, de solidarité, de justice et d’émancipation politique et sociale des travailleurs.
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